Le réchauffement climatique a déjà des conséquences irréversibles - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 23/05/2012 à 14h28 par Fred.


LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE A DÉJÀ DES CONSÉQUENCES IRRÉVERSIBLES

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Le réchauffement climatique a déjà des conséquences irréversibles

 

Titre initial :
Le réchauffement climatique a déjà des conséquences irréversibles sur la nature

 

Dans son dernier rapport, publié le 8 mai sous l'égide du Professeur Jorgen Randers et intitulé "Prévision globale pour les quarante prochaines années", le célèbre Club de Rome confirme que la hausse attendue des émissions humaines de CO2 devrait bien provoquer une augmentation de 2°C de la température mondiale d'ici 2050 et de 2,8°C d'ici 2080 et cela même en tenant compte des facteurs de pondération que sont la décélération démographique (8 milliards d'habitants prévus en 2040 et la stabilisation de la croissance économique dans les pays développés).

Cette étude rappelle que l'homme émet à présent, en incluant la déforestation, prés de 10 milliards de tonnes de carbone par an (10 fois plus qu'en 1940), soit plus de deux fois la quantité que peut absorber la Terre dans ses sols, ses océans et ses forêts.

Or, compte tenu de l'inertie des systèmes et processus de décisions et même si un nouveau traité international ambitieux prend la suite des accords de Kyoto, il faudra au moins 20 ans pour que nos émissions de gaz à effet de serre commencent à baisser au niveau mondial.

C'est dans ce contexte alarmant qu'il est intéressant de mettre en relation plusieurs études scientifiques internationales qui montrent que le réchauffement climatique accéléré (augmentation des températures moyennes mondiales de 0,8°C depuis un siècle et de 0,2°C par décennie depuis trente ans) a déjà des conséquences majeures et irréversibles sur la nature et l'ensemble du vivant.

Réalisée en 2005, la première étude concerne l'impact en Europe des canicules à répétition sur les plantes et plus généralement sur le cycle global du carbone.

Cette étude montre que les canicules répétées ont entraîné une profonde modification des échanges gazeux et une diminution d'un tiers de la productivité végétale et agricole au cours du dernier siècle.

Concrètement, les sols et forêts européennes ont émis plus de 500 millions de tonnes de CO2 en 2003, ce qui correspond à quatre ans de stockage de carbone par le milieu naturel européen.

Face à l'augmentation annoncée du rythme des fortes chaleurs et canicules, cela signifie que notre continent risque de devenir rapidement une source d'émission de carbone, ce qui ne ferait qu'aggraver encore le réchauffement général de la planète.

Une autre étude publiée dans la revue "Science" en 2009 montre que l'immense forêt tropicale d'Amazonie a stocké deux milliards de tonnes de CO2 par an en moyenne depuis 30 ans mais a émis trois milliards de tonnes de CO2 au cours de l'année 2005, particulièrement chaude et sèche.

Au final, le bilan fait apparaître un solde négatif de cinq milliards de tonnes de CO2 relachées dans l'atmosphère, ce qui correspond à environ 15 % de l'ensemble des émissions humaines annuelles de CO2 en 2010 ou encore à l'ensemble des émissions annuelles européennes et russes de CO2.

(...)

Une autre étude, publiée dans "Science" en juin 2008 par des chercheurs de l'INRA et du CNRS a porté sur l'adaptation de 171 espèces des plantes au changement climatique depuis un siècle.

Elle montre que les espèces végétales sont remontées, en moyenne, de 30 mètres tous les 10 ans pour tenter de s'adapter aux nouvelles conditions thermiques et climatiques.

Cette étude montre que si certaines espèces parviennent à s'adapter tant bien que mal à ce changement climatique, d'autres ont beaucoup plus de mal à survivre et sont globalement menacées dans leur existence.

(...)

Dans le milieu marin, l'acidification des océans provoquée par l'augmentation de la concentration de CO2 est également en train d'entraîner une réduction de la taille des espèces marines, comme le confirme une étude publiée en 2009 par le biologiste Martin Daufresne.

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Notre planète forme un système vivant d'une prodigieuse complexité et possède d'extraordinaires capacités d'adaptation face aux grandes ruptures climatiques, comme le montre sa longue histoire.

Mais cette fois, la mutation environnementale à laquelle nous sommes confrontés est inédite par son ampleur et sa rapidité et personne n'est en mesure de prévoir comment la nature va réagir à ce bouleversement majeur et irréversible.

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Pour lire la suite, cliquer ICI

 

Un article de René TREGOUËT, publié par notre-planete.info

 

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Auteur : René TREGOUËT

Source : www.notre-planete.info