Le plus gros glacier français fond à un rythme inquiétant - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 12/08/2009 à 21h55 par Isabelle.


LE PLUS GROS GLACIER FRANÇAIS FOND À UN RYTHME INQUIÉTANT

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Le plus gros glacier français fond à un rythme inquiétant

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Îles Kerguelen - Situées à plus de 12 000 kilomètres des Alpes, les Kerguelen abritent le plus gros glacier français : la calotte Cook, d'une superficie d'environ 500 km² en 1963.

Depuis 40 ans, la calotte Cook s'amincit au rythme inquiétant de près d'1,5 mètre par an, sa surface a diminué de 20 % et ce recul est deux fois plus rapide depuis 1991.

Les premières études effectuées ont montré un recul d'abord lent du glacier Ampère (l'un des glaciers de la calotte Cook) entre 1800 et 1965 et beaucoup plus rapide ensuite.

Après un suivi in situ, des observations effectuées depuis l'espace entre 1991 et 2006 ont permis aux scientifiques de recueillir des données dans cette zone difficile d'accès.

Grâce aux cartes et aux données satellites, les glaciologues du laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiale de l'université Toulouse 3 ont pu quantifier le retrait glaciaire.

La calotte Cook ne couvrait plus que 448 km² en 1991 et 403 km² en 2003 soit une perte de surface de l'ordre de 20 % en 40 ans, avec un recul deux fois plus rapide depuis 1991.

L'amincissement de la calotte Cook atteint 300 à 400 mètres au niveau des langues glaciaires à basse altitude tandis que les variations d'épaisseur semblent plus faibles dans les régions hautes.

En moyenne, pour toute la calotte et depuis 1963, les pertes d'épaisseur atteignent environ 1,5 mètre par an, une valeur très élevée quand on la compare à d'autres glaciers du globe.

En 40 ans, la calotte a ainsi perdu près de 22% de son volume.

Cet amincissement semble, lui aussi, s'accélérer pour la période récente.

Les glaciers des îles Kerguelen reculaient déjà dans les années 1960 et leur déclin depuis 40 ans ne peut être attribué uniquement au réchauffement récent lié, entre autres, à l'activité humaine.

Une partie de ce recul s'explique en effet par la réponse retardée de ces glaciers au réchauffement naturel qui a suivi le "Petit Âge de Glace", une période froide qui s'est achevée entre 1850 et 1900.

En revanche, l'accélération récente des pertes glaciaires est sans doute liée aux températures élevées et aux faibles précipitations depuis le début des années 1980.