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Le plus grand puzzle au monde reconstitué - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 28/09/2011 à 22h58 par geof.

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Le plus grand puzzle au monde reconstitué

 
Vietnam. A Angkor, l'Ecole française d'Extrême-Orient a mis quinze ans pour reconstituer le Baphûon, un temple à la forme d'une pyramide à degrés. Il y avait tout de même 300.000 pièces !

Qui n'a jamais fait de puzzle ? Peiné à trier ses 300 pièces, un oeil sur le modèle ? Une fois l'oeuvre accomplie, il ne reste plus qu'à la démolir et à la ranger dans sa boîte. Mais imaginez que vous ressortiez un jour ce puzzle... pour constater que la boîte est détruite, les pièces abîmées et le modèle perdu !

A peine vous souvenez-vous d'un château se découpant sur un ciel bleu... Imaginez maintenant qu'il n'y a pas 300 pièces éparpillées sur la table, mais 300.000, disséminées sur 10 hectares de forêt vierge. Que chacune pèse entre 500 kg et 2 tonnes. Qu'il vous faille les assembler en trois dimensions. Enfin que vous soyez obligé de réussir, le modèle à reconstituer n'étant plus l'image d'un château mais un temple tout entier, classé au patrimoine mondial de l'Unesco... Et dont les plans ont été détruits ou perdus !

Eh bien cet indescriptible casse-tête, l'architecte Pascal Royère et l'Ecole française d'Extrême-Orient (EFEO) en sont venus à bout : à Angkor, en plein coeur de la mythique capitale khmère, ils ont passé quinze ans le Baphûon, temple-montagne en forme de pyramide à degrés.

Premier monument tout en grès

L'histoire commence il y a dix siècles. D'emblée, l'édifice sort du lot. « Il se distingue par ses dimensions spectaculaires : la pyramide centrale, d'1,5 ha d'emprise au sol, s'élève en trois gradins à 35 m de hauteur. Mais aussi par son style architectural. C'est le premier monument entièrement en grès et à galeries concentriques sur chaque étage.

Enfin par son iconographie, les pavillons axiaux étant ornés de bas-reliefs, décrit Pascal Royère, responsable de la restauration pour l'EFEO. Il ajoute, souriant : Il se distingue aussi par l'état de délabrement dans lequel on l'a retrouvé au XIXe siècle... »

Dès sa construction, l'audacieux temple-montagne dédié à Shiva pose en effet souci. Derrière les hautes parois sculptées se cache un imposant remblai sablonneux qui se tasse sous les fortes pluies de la mousson et déforme les murs, ce qui nécessite rapidement des contreforts, camouflés en escaliers factices aux angles de la pyramide.

Puis, à partir du XVe siècle, le pouvoir khmer délaisse Angkor au profit d'une autre capitale. Ce lent déclin va durer quatre siècles. Il faut attendre 1908 pour que les archéologues français - Indochine française oblige - s'intéressent au vieux temple.

En 1960 naît un projet de sauvetage quasi insensé. « Initiée par Bernard Philippe Groslier, alors directeur des recherches archéologiques de l'EFEO, l'idée était de renforcer les maçonneries des soubassements des gradins et de mettre en place un réseau de drainage adapté pour diminuer les infiltrations d'eau de pluie. Une procédure qui impliquait la dépose préalable des structures encore en place... Et donc le démontage et le stockage d'environ 300.000 blocs de grès sculptés », expose l'architecte.

En clair, il s'agit de réduire le Baphûon à l'état d'un immense puzzle à ciel ouvert pour mieux le reconstituer ensuite. Une technique délicate, l'anastylose, jamais tentée jusque-là à si grande échelle.
 


 

Mais la guerre civile qui ravage le pays dans les années 1970 bouleverse le projet. Pendant vingt ans, « le Baphûon va rester en l'état : une pyramide aux parements démantelés, dont seul le squelette est maintenu en place tandis que des centaines de milliers de pierres gisent, entreposées sur 10 ha de forêt autour du temple... Voilà la situation dont nous avons hérité lorsque nous avons repris le chantier avec l'EFEO et les autorités cambodgiennes en 1995 », décrit Pascal Royère.

Dans ces conditions, le projet de reconstituer le temple, relancé en 1990 sous l'égide de l'EFEO et en partenariat avec l'APSARA, l'autorité cambodgienne en charge du site devient hors norme.

l'informatique a été peu utile

Un long et fastidieux travail réalisé sur place permet d'inventorier chacune des quelque 300.000 pierres. Un travail de titan qui, démarré en 1995, durera quatre ans et mobilisera près de 70 % des deux à trois cents artisans recrutés pour le chantier. Ce n'est que lorsque ce travail est suffisamment avancé que débute la deuxième phase : tenter de remettre les pierres à leur place d'origine.

Les architectes espèrent alors pouvoir recourir à l'informatique. Simple en aparence, l'idée s'est avérée dans les faits impossible à appliquer. « Beaucoup de paramètres, immédiatement interprétables pour nous sur le terrain, ne le sont pas pour un programme ? : par exemple, les types d'usure due aux intempéries et aux frottements entre pierres, ou une altération des couleurs à cause d'une gouttière. Le logiciel s'est donc avéré trop lourd et compliqué à écrire. » Au final, l'informatique n'a fait qu'une brève et tardive incursion sur le chantier, à travers une représentation 3D du temple.

C'est l'un des paradoxes de ce projet unique : un logiciel devait trier les pierres et retrouver leur place dans le temple disparu, puis les experts humains valider l'ensemble... Mais c'est l'inverse qui s'est produit ! Et, pour réussir là où la technologie s'est révélée impuissante, les équipes franco-cambodgiennes n'ont pas eu d'autre choix que de s'armer de patience, en revenant aux fondamentaux du puzzle, à savoir le recensement, le tri et l'emboîtement des pièces.

En définitive, ce chantier fut un prodigieux jeu d'enfant qui aura duré quinze ans. Avec, comme guide, le travail préparatoire effectué pour le logiciel inachevé classant les blocs de pierre par familles, d'anciens clichés du temple, quelques rares documents d'époque et, surtout, la façade ouest - la seule qui soit restée intacte.

(...)

Ainsi paré, dans le respect de ses avatars passés des XIe et XVIe siècles, le Baphûon est assuré de renaître dans toute sa splendeur. Une splendeur qui, à jamais, portera aussi la trace des hommes d'aujourd'hui.
 

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Un article de Emilie Rauscher, publié par Lunion.Presse

 

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Auteur : Emilie Rauscher

Source : www.lunion.presse.fr

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