Le peuple syrien tombe sous les balles - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 28/04/2011 à 01h27 par Mich.


LE PEUPLE SYRIEN TOMBE SOUS LES BALLES

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Le peuple syrien tombe sous les balles

 

L'armée syrienne a envoyé mardi des renforts à Deraa, épicentre de la contestation. Elle y poursuit son assaut entamé la veille, tirant massivement sur les civils.

En envoyant mardi des renforts à Deraa, la ville du sud d'où est partie la contestation il y a exactement six semaines, l'armée syrienne poursuivait une stratégie d'escalade de la violence. Après son entrée en force la veille dans cette ville, elle a poursuivi son assaut, tirant à balles réelles contre les habitants, a indiqué un militant des droits de l'Homme, Abdallah Abazid.

“La mosquée Abou Bakr Assidiq est la cible de tirs intensifs et un sniper est posté sur la mosquée al Habachi. Des chars sont postés et des barrières installées aux entrées de la ville”, empêchant les gens de pénétrer à Deraa, a encore témoigné le militant. La fermeture, lundi, de la frontière jordanienne par les autorités syriennes empêchait quant à elle toute fuite vers le royaume hachémite.

“Les tirs et les explosions n'ont pas cessé depuis lundi à l'aube. Des chars circulent dans la ville de Deraa, des hommes armés font des descentes dans des maisons et tuent les hommes C'est un massacre”, a déclaré un Syrien bloqué au poste de Ramtha, à la frontière entre la Jordanie et la Syrie.

“Les forces de sécurité ont visé particulièrement les réservoirs d'eau, alors que la ville est depuis deux jours isolée du monde, sans eau, sans électricité”, a souligné M. Abazid. Selon lui, des soldats ont fait défection et font face à l'armée qui encercle Deraa, où est né le mouvement de contestation le 15 mars. Au moins 25 personnes ont été tuées lundi dans le pilonnage de Deraa, où plus de 3 000 soldats appuyés par des blindés et des chars étaient entrés avant l'aube, selon des militants.

D'après les autorités, qui accusent “des gangs criminels armés” d'être à l'origine du mouvement, l'armée est entrée à Deraa “en réponse aux appels au secours lancés par les habitants pour mettre fin aux actes de sabotage et d'assassinat commis par des groupes terroristes extrémistes”.

Elle a “arrêté plusieurs membres des groupes terroristes et saisi d'importantes quantités d'armes et de munitions”, a révélé une source militaire, faisant état de “morts et blessés” dans les deux camps.

“Nous leur résisterons et s'ils nous tuent, nos âmes sortiront des tombeaux et demanderont la liberté”, a dit cheikh Anas Aïrout.

L'opposant Mahmoud Issa, arrêté la semaine dernière à Homs (centre), a été traduit mardi devant la justice militaire pour possession d'un téléphone satellitaire, a indiqué un militant des droits de l'Homme. Des centaines de manifestants, de militants politiques et défenseurs de droits de l'Homme ont été arrêtés depuis la mi-mars, selon des ONG.

Les forces de sécurité syriennes se sont aussi déployées mardi à Douma, une ville de 600 000 habitants située à 15 km au nord de Damas, où elles se livraient à des contrôles d'identité, a affirmé un témoin.

“Les agents des forces de sécurité ont pénétré dans la ville il y a deux jours et y sont toujours”, a déclaré ce témoin, faisant état d'un “déploiement intense” mardi de ces agents dans cette ville. “Les agents de sécurité sont déployés dans tous les quartiers et contrôlent l'identité des gens dans les rues”, a-t-il ajouté.

Un témoin avait fait état lundi d'opérations des forces de l'ordre et d'une situation “dramatique”, la cité ressemble à “une ville fantôme, tous les commerces sont fermés, ainsi que les institutions publiques”.

L'Organisation syrienne des droits de l'homme (Sawassiya) a fait état mardi d'“au moins 400 personnes” tuées par les forces de sécurité depuis le déclenchement de la “révolution”.

Face à ce comportement qu'elle qualifie de “barbare”, elle a réclamé la tenue “rapide” d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU “pour faire cesser l'effusion de sang”.

Une demande jugée d'autant plus pressante que l'extension de la répression couvait mardi. Dans l'après-midi, des témoins rapportaient que les forces de sécurité syriennes étaient en train de se déployer sur les collines autour de Baniyas, une ville côtière dans le nord-ouest du pays.

“Des hommes habillés en noir et armés de kalachnikovs se sont déployés aujourd'hui dans les collines. Des véhicules blindés de transport de troupes sont passés de nuit sur la route adjacente à Banias”, a déclaré un chef de file des protestataires Anas Chaghri. Un déploiement qui laissait présager un assaut destiné à réprimer le soulèvement populaire.

 

Un article de V.B., publié par lalibre.be

 

Notre Association défend les droits de l'Homme et de toutes les espèces vivantes. Elle est APOLITIQUE !

 

Vous aimez notre travail ? Alors merci de nous soutenir

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

 





Auteur : V.B.

Source : www.lalibre.be

  • Mots clés déclenchant une recherche interne :  
  • Syrie - 
  • Al Assad