Le passage du Nord-Est : un espace stratégique dans l'Arctique - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 06/03/2013 à 14h42 par Fred.


LE PASSAGE DU NORD-EST : UN ESPACE STRATÉGIQUE DANS L'ARCTIQUE

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Le passage du Nord-Est : un espace stratégique dans l'Arctique

 

Le réchauffement climatique provoque un recul de la banquise arctique qui ouvre déjà une voie commerciale pour certains navires le long de la côte sibérienne durant une partie de l'année. Ce recul de la banquise va, suivant tous les modèles de simulation climatique, s'accélérer et, dans quelques dizaines d'années, on pourrait peut-être même constater une disparition totale de la calotte polaire en été.

Cet itinéraire raccourcit les liaisons maritimes entre les grands ports européens et asiatiques de Chine, du Japon et de Corée du Sud d'environ 7000 km. La distance passera à environ 14000 km au lieu de 21000 km par le canal de Suez. La durée du voyage passera de 30 à 20 jours.

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Les premiers passages

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La période soviétique

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La période contemporaine

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La propriété du plateau continental

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Un segment du passage libre de glaces toute l'année

Grâce à un courant atlantique chaud, le Gulf Stream, qui passe à proximité de la mer de Barents, une partie du sud de cette mer ne gèle jamais. La Russie a donc un port, Mourmansk, libre de glaces et relié à l'Atlantique toute l'année.

Les projets russes

La Russie, sous l'impulsion de Vladimir Poutine, a fait du développement de la Sibérie du Nord un projet prioritaire avec l'objectif 2020. Il s'agira d'exploiter les ressources du sous-sol sibérien et du plateau continental. Il faudra pour cela réhabiliter et moderniser les ports actuellement à l'abandon le long de la côte sibérienne. La Russie construit des centrales nucléaires flottantes de 70 mégawatts qui serviront à fournir de l'électricité à ces villes. La première unité devrait être mise en service en 2016. Elle alimentera la ville militaire de Vilioutchinsk (Kamtchatka).

Une nouvelle flotte de brise-glaces devra être construite. La flotte actuelle est vieillissante, elle date en grande partie de l'époque soviétique. Elle sera à propulsion nucléaire comme les plus gros brise-glaces actuels.

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Les ports militaires russes

A Severomorsk, près de Mourmansk, est situé la principale base de la Flotte du Nord. C'est ici que s'est déroulé le drame du sous-marin Koursk, en août 2000. Il a coulé par 100 mètres de fond dans le mer de Barents. Cette catastrophe a au moins autant de zones d'ombre que la tragédie du 9/11. Pour ceux qui ne le connaissent pas, je vous invite à voir le passionnant film de Jean-Michel Carré : « Koursk, un Sous-marin en Eaux troubles ».

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Les États-Unis et l'OTAN

Les États-Unis ont compris l'importance stratégique des passages par la mer Arctique. Ils tenteront d'utiliser les moyens de l'OTAN, leur bras armé, pour renforcer leur présence militaire dans la région. Les trois autres pays de l'OTAN, riverains de l'Arctique, seront sollicités pour augmenter leur présence militaire et pour mettre des bases à la disposition des États-Unis.

Sera-ce uniquement une présence aérienne ou s'agira-t-il aussi d'une présence navale renforcée ?

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La machinerie habituelle est déjà lancée

Des ONG et des associations de protection de la nature émettent des réserves sur l'impact environnemental des projets russes. Les média occidentaux ne tarderont pas à prendre le relais. Cela n'aura évidemment aucune influence sur l'imperturbable administration de Vladimir Poutine.

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L'Europe

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Les perspectives économiques pour la Russie

La première raison du nouvel intérêt de la Russie pour l'Arctique est de nature économique. Le potentiel d'extraction d'hydrocarbures et de gaz naturel est énorme et représente des sommes d'argent colossales. On connaît le gisement de Chtokman, une des plus grandes réserves de gaz du monde mais il y a aussi tous les autres gisements qui sont estimés pour l'ensemble de l'Arctique à 12 % du pétrole et à 30 % du gaz non encore découverts de la planète.

Les minerais comme le nickel sont déjà extraits depuis l'ère soviétique. Les usines de traitement du minerai de Norilsk sont d'ailleurs parmi les plus polluantes du monde. D'autres matières premières comme le cuivre, l'aluminium ou l'uranium sont aussi présentes dans le sous-sol sibérien.

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En cas d'extension de la ZEE au delà des 200 miles, l'industrie de la pêche russe y trouvera aussi son compte. Les ressources halieutiques de l'océan Arctique sont immenses.

Un réchauffement climatique de quelques degrés supplémentaires libérerait les terres du permafrost et permettrait aussi d'étendre les zones agricoles à partir du sud de la Sibérie. Ces terres sont parmi les plus fertiles du monde.

D'autres études indiquent que la disparition du permafrost créera des problèmes de stabilité du sol, surtout gênants pour les habitations, les routes, les lignes de chemin de fer, les oléoducs et les gazoducs.

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Conclusion

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Il n'y a pas que les cinq pays riverains qui sont concernés par l'Arctique. La Chine a construit son brise-glace et il est déjà opérationnel dans les eaux arctiques. Un autre est en chantier. D'autres pays non riverains ne tarderont pas à suivre l'exemple de la Chine.

Le revers de la médaille risque d'être une militarisation à outrance de la région polaire arctique et un plus grand risque de pollution. Imaginons des dégazages ou des déballastages sauvages dans l'écosystème fragile de l'Arctique ! Ce serait une catastrophe mortelle pour la faune qui doit déjà s'adapter au recul, voire à la disparition, de la banquise.

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Pour finir avec une projection dans l'avenir, il s'agit de 50 à 100 ans, une conséquence possible du réchauffement de la planète ferait des pays du Nord les plus puissants du monde. (Laurence C. Smith. The World in 2050.) Ils succéderaient aux pays du Pacifique qui ont actuellement le vent en poupe. On ne prend pas de risques en l'affirmant ; qui sera encore là pour en témoigner ?

 

Un article de Pierre Van Grunderbeek, publié par mondialisation.ca et relayé par SOS-planete

 

Pour lire la totalité de l'article, cliquer ICI

 

Ce post vous est transmis grâce au dispositif mis en place par l'équipe bénévole des lanceurs d'alerte de SOS-planete.

 

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Pierre Van Grunderbeek

Source : www.mondialisation.ca