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Cette actualité a été publiée le 27/02/2011 à 19h24 par Mich.


LE PARLEMENT DES ABEILLES

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Le parlement des abeilles

 

Le parlement des abeilles

Un essaim d'abeille a beau se comporter comme un seul homme, il n'en demeure pas moins qu'il peut parfois s'écouler des jours avant que tout le monde ne s'entende sur la décision à prendre. Une vraie démocratie!

Dans Honeybee Democracy, le biologiste Thomas Seeley résume plus d'une trentaine d'années d'observations de ces sociétés si particulières. Par exemple, lorsqu'une nouvelle reine quitte une ruche avec 10 000 compagnes, arrive un moment où il faut décider de l'endroit où sera établie la nouvelle colonie : des éclaireuses reviennent avec des informations éparpillées sur 70 km carrés, donc plusieurs choix possibles.

Des « débats » s'engagent, parce qu'un site de moindre qualité peut signifier la mort de la colonie —tout comme le fait de rester trop longtemps sur place à attendre d'avoir fait son choix. Les biologistes ignorent encore beaucoup de choses sur la façon dont ces débats se font, mais ils en ont également appris beaucoup sur la façon dont l'information sur un site potentiel est transmise et sur le signal final : « ok, on y va ».

 

Le plus petit métier du monde

On savait déjà que les fourmis faisaient travailler d'autres espèces à leur service, mais on n'avait pas encore imaginé que cela puisse se passer dans le monde des bactéries. Bienvenue chez l'amibe D. discoideum, un organisme composé d'une seule cellule, qui réussit malgré tout à « enrôler » des bactéries.

Elle commence par avaler celles présentes dans le sol tout autour d'elle. Lorsqu'elle a fini son festin, l'amibe s'unit à une communauté d'amibes qui se déplacent vers un sol encore libre, où elles deviennent des tiges, semblables à des plantes, au sommet desquelles les spores relâcheront de nouvelles amibes. Sauf que la tige, a constaté la biologiste américaine Debra Brock, semble infestée des mêmes bactéries qui avaient été bouffées plus tôt.

Or, ce n'est pas une infestation, mais une contribution indispensable à la bonne croissance de ces tiges. Résultat, tout se passe comme si les amibes « plantaient » les bactéries dans leur environnement puis les récoltaient (en les mangeant) pour pouvoir les replanter à nouveau.





Auteur : Agence Science-Presse/laction.com

Source : www.laction.com

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