Le paradoxe des bernaches et des algues vertes - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 23/10/2011 à 11h14 par Kannie.


LE PARADOXE DES BERNACHES ET DES ALGUES VERTES

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Le paradoxe des bernaches et des algues vertes

 

À l'heure où l'on débat vivement des apports azotés et des effluences d'algues, les « marées vertes », qui affectent les rivages, les observations des oies bernaches, qui viennent hiverner dans nos régions, rappellent combien les systèmes écologiques sont complexes et leur fonctionnement encore loin d'être compris et maîtrisé.

Ainsi, une étude publiée il y a deux ans par des chercheurs de la Réserve naturelle nationale de la baie de Saint-Brieuc, de l'Ifremer de Saint-Malo et de l'ONCFS de Nantes a-t-elle montré que, pour la population hivernale de cette espèce en baie de Saint-Brieuc (estimée à quelque quatre mille bernaches à la mi-janvier), 90 % des aliments sont des algues vertes car il n'y a pas (plus) de zostères sur les estrans, nourriture préférée habituelle de cet oiseau.

500 tonnes de consommées

La population de bernaches, qui stationne sur ce site, consomme donc entre 400 et 500 tonnes d'algues vertes chaque hiver et contribue ainsi à l'élimination de ces plantes envahissantes.

Le reste de la nourriture est recueilli sur les prés-salés et consiste surtout en graminées maritimes qui constituent surtout l'alimentation des bernaches hivernant en baie du Mont-Saint-Michel, où elles pâturent sur les zones broutées par les moutons de prés-salés.

Or, en baie de Saint-Brieuc, il n'y a pas d'effet pâturage par les ovins, de sorte que ces populations de graminées, qui en l'absence d'algues vertes constitueraient l'aliment clé des bernaches, sont réduites, les espaces étant occupés par d'autres plantes que broutent les moutons en baie du Mont-Saint-Michel.

Exit les céréales

Autrement dit, au travers de cet exemple des bernaches dans des zones littorales soumises à des actions d'origine humaine différentes, on perçoit la complexité et la subtilité des échanges, ici d'ordre alimentaire, entre les composantes des écosystèmes et des relations entre producteurs primaires (végétaux) et secondaires (consommateurs).

Quoi qu'il en soit, la population de bernaches en baie de Saint-Brieuc subsiste grâce aux algues vertes. Eu égard à la faible disponibilité de graminées maritimes en l'absence d'animaux broutant des autres plantes, cela évite que, pour se maintenir, ces oies ne se rabattent sur les céréales d'hiver des zones agricoles littorales.

 

Un article de ouest-france.fr

 

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Auteur : Ouest-France

Source : www.ouest-france.fr