Le pangolin, mammifère le plus menacé par le braconnage - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 02/03/2013 à 19h53 par kannie.


LE PANGOLIN, MAMMIFÈRE LE PLUS MENACÉ PAR LE BRACONNAGE

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Le pangolin, mammifère le plus menacé par le braconnage

 

L'an dernier, des dizaines de milliers d'éléphants et des centaines de rhinocéros ont été massacrés pour nourrir l'appétit croissant du commerce illégal d'espèces sauvages. Ce marché noir, en grande partie centré sur l'Asie orientale, dévore aussi des tigres, requins, tortues, serpents et d'autres animaux par centaines.

Estimé à 19 milliards de dollars chaque année, ce commerce florissant capte régulièrement l'attention des médias mondiaux, en particulier en ce moment, alors que doit s'ouvrir, lundi 3 mars à Bangkok, la 16e session de la conférence des Parties à la Cites (Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction).

Mais l'une des plus grandes victimes, parmi les mammifères, de ce braconnage est une espèce méconnue : le pangolin, un étrange petit fourmilier à écailles.

Le commerce du pangolin est interdit depuis 2000 par le droit international, mais la viande et les supposées vertus médicinales de cet insectivore, seul mammifère pourvu d'écailles, en font l'une des espèces les plus recherchées par les trafiquants en Asie.

On lui attribue ainsi des pouvoirs pour guérir des maladies (comme l'asthme et certains cancers) ou pour augmenter la virilité masculine. L'animal est si recherché qu'un spécimen peut être vendu jusqu'à 1 000 dollars au marché noir.

Résultat : deux des quatre espèces asiatiques sont "en danger" (le pangolin javanais et le pangolin de Chine), tandis que les deux autres sont "quasi menacées", selon l'Union internationale pour la préservation de la nature (IUCN). Deux des quatre espèces africaines sont aussi "quasi menacées".

A l'échelle mondiale, le nombre de spécimens vivants est inconnu. Les experts préviennent que leur disparition modifiera l'écosystème des forêts tropicales, en augmentant les populations de fourmis et de termites.

Malgré cette protection, le braconnage de cette espèce explose : début janvier, quatre ressortissants chinois ont été arrêtés avec 189 peaux de pangolins dans leurs bagages à Jakarta. En novembre, octobre et avril, les douanes françaises avaient saisi plusieurs dizaines de kilos d'écailles à l'aéroport de Roissy. Un record de 7,5 tonnes de viande de pangolin avait aussi été découvert dans un port de Jakarta en mai 2011, cachée sous du poisson congelé dans des caisses destinées au Vietnam. Et de nombreuses autres saisies ont été faites en Thaïlande, au Cambodge, en Inde, en Malaisie, en Birmanie ou au Vietnam.

"Depuis 2000, un minimum de plusieurs dizaines de milliers d'animaux ont été vendus chaque année, dans des pays allant du Pakistan à l'Indonésie en Asie et du Zimbabwe à la Guinée en Afrique", assure Dan Challender, un chercheur qui étudie le commerce des pangolins, cité dans un excellent article du site Mongabay.

 

Pangolin en position de défense

 

En 2010, l'organisation de protection des espèces Traffic avait publié un rapport estimant qu'un syndicat du crime malais avait capturé 22 000 pangolins de plus de 18 mois. En 2011, entre 40 000 et 60 000 bêtes auraient aussi été capturées rien qu'au Vietnam.

S'ils sont souvent transportés vivants pour faciliter la conservation de la viande, beaucoup meurent en chemin, de faim ou de soif. De plus, les trafiquants leur injectent souvent de l'eau pour augmenter leur poids.

Comme pour les éléphants, rhinocéros ou tigres, les lois et amendes sont insuffisantes pour dissuader ce trafic. Et le peu de visibilité de l'espèce aide à le maintenir dissimulé.

Kanitha Krishnasamy, chargée de mission pour l'ONG Traffic, conclut, citée par l'AFP : "Malheureusement, le pangolin n'attire pas l'attention du public, donc par extension des autorités, car ces animaux écailleux sont considérés comme moins sexy que les plus gros mammifères."

 

Un article de Audrey Garric, publié par ecologie.blog.lemonde.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Audrey Garric

Source : ecologie.blog.lemonde.fr