Le niveau des mers monte-t-il plus vite qu'avant ? - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 09/04/2010 à 21h20 par Tanka.


LE NIVEAU DES MERS MONTE-T-IL PLUS VITE QU'AVANT ?

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Le niveau des mers monte-t-il plus vite qu'avant ?

Les observations marégraphiques permettent de suivre, depuis un siècle, l'évolution lente du niveau moyen des mers. De la même manière que pour le climat, il y a une grande variabilité de la hauteur de la mer, d'un endroit à l'autre, et au cours du temps.

Ces observations montrent, depuis 1930, une montée du niveau des mers à un rythme moyen de l'ordre de 1,8 mm par an, avec une nette accélération au cours des dernières décennies. Depuis 1993, l'altimétrie spatiale complète les données des marégraphes et indique une augmentation du niveau des mers de l'ordre de 3,4 mm par an. L'analyse de toutes les données disponibles montre donc qu'il y a une accélération de la montée du niveau des mers.

Deux principaux processus sont à l'origine de cette augmentation du niveau des mers.

Le premier processus provient des changements de densité de l'eau de mer, qui dépendent de sa température et de sa salinité. Cette contribution dépend des échanges de chaleur entre l'océan et l'atmosphère.

Le second processus provient de l'évolution du volume des glaces continentales (glaciers et calottes de glace). Entre 1993 et 2009, l'augmentation du niveau des mers provient pour un tiers de la fonte des glaciers, un tiers de la dilatation des océans et un tiers de la fonte ou du glissement des calottes de l'Antarctique et du Groenland, dont la perte de glace s'est nettement accentuée au cours de la dernière décennie.

L'évolution du niveau des mers au cours du XXIesiècle va dépendre du réchauffement des océans, mais aussi de la fonte et de l'écoulement des glaciers et des calottes polaires.

Le 4e rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat faisait état, en 2007, d'un risque de montée du niveau des mers de l'ordre de 18 à 59 cm (selon différents scénarios de rejets de gaz à effet de serre et de réponse du climat), sans prendre en compte l'écoulement des calottes polaires. Les travaux les plus récents font état d'un risque accru, de l'ordre de 60 cm à 1,50 m.

Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, directrice de recherches au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (ipsl/cea-cnrs-uvsq)

Source : humanite.fr


Information recueillie par Tanka

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