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Cette actualité a été publiée le 26/11/2010 à 17h57 par Tanka.


LE MUSÉUM RETRANSMET EN DIRECT LA PONTE DU CORAIL

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Le Muséum retransmet en direct la ponte du corail

Cela n'arrive que quelques jours par an, lorsque l'eau est à bonne température, sous certains coefficients de marée, quelques jours après la pleine lune...

Le fragile corail de l'océan Pacifique a un mode de reproduction complexe, que le Muséum national d'histoire naturelle veut faire découvrir en retransmettant vendredi la ponte du corail sur son site Web. En direct de Nouvelle-Calédonie, des images sous-marines permettront d'observer la naissance d'une nouvelle génération de corail, un animal indispensable pour la régulation des océans.

Une neige à l'envers dans l'océan

Tous les coraux ne se reproduisent pas de la même manière. Certaines espèces sont constituées de colonies mâles et de colonies femelles.

Dans ce cas, les colonies mâles émettent des spermatozoïdes sous forme de nuage laiteux, qui sont emportés par le courant vers les colonies femelles. D'autres espèces sont hermaphrodites: elles émettent des oeufs contenant à la fois les ovules et les spermatozoïdes, qui remontent à la surface où ils s'ouvrent pour permettre la fécondation.

Pascale Joannot, biologiste du corail, est une habituée du «spectacle magique» de la ponte du corail: «J'ai eu la chance d'être la première à décrire ce que j'ai appelé la grande nuit d'amour des coraux en Nouvelle-Calédonie.

Après plusieurs nuits de planques infructueuses en mer et à l'aquarium de Nouméa, ce fut finalement le 19 novembre 1989 qu'ils ont bien voulu pondre. En cette période d'Alizés établis, ce soir là le calme plat était revenu et les coraux ont donc décidé de participer à la grande régénération du récif corallien.»

Les images sont spectaculaires: toutes les colonies pondent en même temps pour augmenter les chances de fécondation, créant une «neige à l'envers» dans l'océan. Elles le font la nuit, quand les prédateurs sont les moins actifs.

La mort des coraux remet en cause la survie de l'Homme dans les îles

L'idée de filmer la ponte du corail est née de la volonté de mieux connaître cet animal menacé par l'acidification des océans et de le protéger. «Le suivi de la ponte du corail a été initiée par le WWF dès 2007, explique Sébastien Faninoz, coordinateur éco-régional au WWF. La zone de suivi se situe dans l'Aire Marine Protégée de Hienga. Cela nourrit le plan de gestion de cette aire protégée, en consolidant les connaissances scientifiques avec l'inventaire des espèces coralliennes et le suivi de la ponte».

L'objectif de l'observation est donc de mener des actions de conservation spécifiques sur certaines espèces de coraux classées «vulnérables» par l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), mais également d'expliquer aux populations locales ce qui se passe au large de leurs côtes: «La semaine dernière, une plage a été fermée pour cause de pollution alors qu'il s'agissait d'une ponte massive de coraux», déplore Sébastien Faninoz.

Le blanchissement et la mort des coraux est un phénomène inquiétant: le réchauffement et l'acidification des océans, dus à l'augmentation des concentrations en CO2 dans l'atmosphère, tue petit à petit les barrières de corail. «Il y a un véritable enjeu en Nouvelle-Calédonie sur les coraux.

Ils sont constitués de quelques 419 espèces qu'il faut considérer aussi en tant qu'habitats. Sans les habitats coralliens, la biodiversité marine s'effondre et la survie de l'Homme est remise en question dans ces îles», prévient Sébastien Faninoz.

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Auteur : 20minutes.fr

Source : www.20minutes.fr

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