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Cette actualité a été publiée le 22/08/2009 à 00h40 par Michel Walter.


LE MILAN ROYAL, UN RAPACE EN DÉCLIN, ALERTE LA LPO

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Le milan royal, un rapace en déclin, alerte la LPO

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Il y a encore 20 ans, le milan royal était un rapace commun. Aujourd'hui, il est gravement menacé : ses effectifs ont chuté de 21% en six ans.

Les ornithologues et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) sont particulièrement inquiets pour le milan royal, dont la France abrite la deuxième population de ce rapace européen.

En 2000-2002, la population française de milans royaux était estimée à 3 000-3 900 couples. Aujourd'hui, elle ne compte plus que 2 650 couples nicheurs, soit une chute de 21% des effectifs en 6 ans, selon l'enquête nationale menée en 2008.

La dégradation de l'habitat

Victime de la dégradation de son habitat (liée aux modifications des pratiques agricoles), de persécutions directes (empoisonnement et tir) ou encore de collisions, le milan royal figure désormais parmi les espèces vulnérables en France, selon la liste de l'UICN.

Dans les années 90, cet oiseau avait déjà connu un déclin préoccupant de ses effectifs. L'espèce avait alors quasiment disparu du Nord-Est de la France. Une mobilisation sans précédent des associations de protection de la nature s'était alors mise en place afin d'enrayer ce déclin.

Dans ce même objectif, un plan national de restauration sur l'espèce a également été élaboré et mis en oeuvre, dès 2003, sous l'égide du ministère de l'Ecologie. Mais, malgré les efforts déployés, le constat est sans appel : la population de milans royaux continue de s'effondrer.

Cette situation est d'autant plus inquiétante que le milan royal n'est présent qu'en Europe. Or, la France abrite la deuxième population nicheuse, en effectif, après l'Allemagne.

" Notre pays a donc un rôle primordial et une responsabilité immense vis-à-vis de la préservation de ce rapace prestigieux", affirme la LPO.

Les produits anticoagulants mis en cause

Dans ce contexte préoccupant, et alors que l'Europe veut ré-autoriser l'utilisation à des fins agricoles de produits phytosanitaires (tels que la bromadiolone) hautement nocifs pour les rapaces en général et pour les milans en particuliers, la LPO réclame que des mesures concrètes soient rapidement mises en oeuvre pour restaurer et préserver l'habitat du milan royal en France.

Elle vient de solliciter Bruno Lemaire, ministre de l'Agriculture, et Chantal Jouanno, secrétaire d'état à l'Environnement, "afin que des produits anticoagulants, comme le Difenacoum et le Brodifacoum, qui impactent gravement le milan, ne soit pas utilisés."