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Cette actualité a été publiée le 14/03/2012 à 09h11 par Tanka.


LE MIEL VAROIS SOUS LE COUPERET DES OGM

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Le miel varois sous le couperet des OGM

 
Les apiculteurs varois sont inquiets: leurs abeilles pourraient transporter du pollen transgénique et donner du miel OGM, donc inconsommable. Leur profession serait menacée

À 42 ans, ce grand bonhomme souriant respire la joie de vivre parmi ses 350 ruches. Si ce n'est qu'une grosse menace plane aujourd'hui sur son bonheur tout neuf. « J'ai peur pour mes abeilles, mon miel. S'il y a contamination par les OGM, elle sera irréversible. Et on est mort », dit-il.

Urgence

Une crainte partagée par de nombreux paysans, jeunes dans la profession comme Brice ou amoureux des abeilles de longue date comme François Laponche (de Roquebrune-sur-Argens), issu d'une famille de plusieurs générations d'apiculteurs. Tous sont unanimes : « L'apiculture est en danger » .

L'ennemi s'appelle le maïs OGM. Une plante avec un organisme génétiquement modifié pour la rendre résistante aux insectes, aux maladies. Les pro-OGM voient dans la culture transgénique, la solution d'avenir pour nourrir la planète. Les opposants évoquent, eux, la destruction de l'environnement, des gros dangers pour la santé de l'homme (voir par ailleurs).

Pour l'apiculture, c'est simple : les abeilles butinent de fleur en fleur à la recherche de nourriture, de pollen. Si la plante est OGM, le miel le sera aussi. Or, « les abeilles vont partout. Elles absorberont forcément des OGM, pendant les transhumances dans la vallée du Rhône ou ailleurs» glisse Pierre Barbe, apiculteur à Fréjus. Les abeilles risquent aussi de devenir le vecteur de transport du pollen OGM vers d'autres plantes.

Pourquoi le danger semble-t-il aux agriculteurs aussi imminent, alors que la bataille entre tenants et opposants aux OGM dure depuis des lustres ?

Miels invendables

« Parce qu'aujourd'hui, les entreprises agroalimentaires commencent à distribuer leurs produits OGM aux agriculteurs qui vont semer bientôt »,explique Georges Baroni, spécialiste des OGM au sein de la Confédération paysanne. Les industriels profiteraient d'un flou juridique, en attendant que la commission européenne se prononce sur une requête d'interdiction que vient de formuler la France. Ce qui peut prendre un mois au moins (voir par ailleurs).

Pendant ce temps, « on prend le risque de retrouver bientôt des OGM partout. Or, si on déniche des traces de pollen OGM dans nos miels, ils deviennent invendables : le miel transgénique est interdit à la consommation », insiste Patrick Rémy, apiculteur à Entrecasteaux et représentant la FFAP (Fédération française des apiculteurs professionnels). L'Espagne, qui a autorisé la culture des OGM, en sait quelque chose : son miel et ses pollens sont bloqués aux frontières.

Derniers cueilleurs

Et tous ces professionnels de conclure : « Le miel est un produit naturel qui est millénaire. Nous sommes les derniers cueilleurs. Les abeilles sont les sentinelles de l'environnement. Si l'apiculture disparaît, si les abeilles meurent victimes des OGM, c'est une catastrophe pour le monde entier ».

Les apiculteurs espèrent que la France prendra un jour prochain un arrêté d'interdiction d'OGM clair et net. Sauf que le ministre de l'Agriculture, Bruno Lemaire, contrairement à sa collègue de l'Environnement, n'est pas farouchement opposé aux OGM, mais plaide pour une cohabitation entre transgénique et culture « normale ». Et au bout du compte, c'est sans doute lui qui décidera.
 

Un article de Var matin
 

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Auteur : Var matin

Source : www.varmatin.com