Le méthane s'échappe de l'océan Arctique plus rapidement que prévu - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 05/03/2010 à 17h47 par Tanka.


LE MÉTHANE S'ÉCHAPPE DE L'OCÉAN ARCTIQUE PLUS RAPIDEMENT QUE PRÉVU

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Le méthane s'échappe de l'océan Arctique plus rapidement que prévu

Les quantités de méthane qui se dégagent du pergélisol sous-marin de l'océan Arctique dans l'atmosphère sont comparables à celles que l'on estime libérées par l'ensemble des océans annoncent des scientifiques.

Des scientifiques américains, russes et suédois lancent un avertissement dans la revue Science : l'océan Arctique est en train de relarguer des quantités importantes de méthane à des niveaux insoupçonnés, ce qui pourrait aggraver le réchauffement climatique dans cette zone et créer ainsi une boucle de rétroaction positive avec un échappement encore plus important de méthane. Ce gaz provient du pergélisol marin, cette portion de sol qui n'a jamais dégelé depuis la dernière glaciation qui s'est terminée il y a 10 000 ans, et non terrestre qui est lui aussi une source de méthane.

Or le méthane, même s'il se dégrade assez rapidement en CO2, présente un forçage radiatif supérieur et donc un potentiel de réchauffement global accru. Un accroissement du méthane atmosphérique aura donc pour effet d'amplifier le réchauffement et d'accélérer la fonte du sous-sol gelé. Le danger sera alors d'enclencher un cycle qui conduira à une augmentation spectaculaire des rejets de méthane dans l'atmosphère. En effet dans le sol libéré des glaces, la vie bactérienne va redémarrer, accélérant son réchauffement par la chaleur qu'elle produit, et provoquant l'émission de quantités supplémentaires de CO2 et de CH4, et donc, là aussi une accélération du réchauffement.

Les chercheurs appuient leur découverte sur une campagne d'observation et de prélèvements qui a lieu entre 2003 et 2008 en mer de Sibérie orientale. Après avoir effectué plus de 5 000 mesures contraignantes en mer, les chercheurs rapportent que 80 pour cent de l'eau des fonds et plus de 50 pour cent de celles en surface du plateau continental sont sursaturées en méthane provenant du pergélisol sous-jacent. Comme le flux de méthane issu du plateau continental est-sibérien semble égaler celui estimé de tous les océans réunis, les chercheurs demandent à ce que leurs données soient prises en compte immédiatement pour évaluer dans quelle mesure le climat pourrait bientôt se réchauffer en Arctique.

Source : tempsreel.nouvelobs.com


Information recueillie par Tanka

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