Le mercure dentaire, un neurotoxique qui empoisonne les Français - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/11/2011 à 13h20 par Kannie.


LE MERCURE DENTAIRE, UN NEUROTOXIQUE QUI EMPOISONNE LES FRANÇAIS

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Le mercure dentaire, un neurotoxique qui empoisonne les Français

 

Après le Mediator, encore un scandale sanitaire ? Sous forme de plombages et d'amalgames pour soigner les caries, 17 à 18 tonnes de mercure seraient placées chaque année sur les dents des Français. Pourtant, de nombreuses études révèlent le rôle du mercure dans des troubles neurologiques. Qu'importe ! Pour l'Afssaps, qui s'appuie sur des rapports entachés de conflits d'intérêts, le mercure dentaire, dans son utilisation actuelle, ne présente pas de véritables risques.

Des associations dénoncent l'isolement des autorités françaises. Et appellent à suivre l'exemple de plusieurs pays européens qui ont interdit l'utilisation du mercure dentaire.

Un poison. Comment qualifier autrement les plombages dentaires qui, lorsqu'ils sont retirés de la bouche des patients, sont classés comme déchets dangereux par la Commission européenne... et interdits de poubelle. Les « plombs », ou amalgames dentaires, contiennent 50 % de mercure élémentaire associé à de l'argent ou de l'étain. Dans la bouche, ces amalgames libèrent du mercure en permanence sous forme de vapeurs, qui s'accumule dans le cerveau, les reins ou le foie.

Les données relevées par l'association Non au mercure dentaire sont effrayantes : 17 à 18 tonnes de mercure seraient placées chaque année dans la bouche des Français. La liste des méfaits des amalgames est longue : neurotoxiques, génotoxiques, immunotoxiques, reprotoxiques, ou encore perturbateurs endocriniens.

L'enquête Menaces sur nos neurones fait état des nombreuses publications scientifiques appréhendant le rôle du mercure dans l'augmentation du risque de maladies neurodégénératives telles Alzheimer. «Chaque amalgame supplémentaire augmente le risque de sclérose en plaques de 24 % d'après une étude de 2004 », rappelle la scientifique Marie Grosman, coauteure de l'enquête.

Les enfants, particulièrement vulnérables aux effets du mercure

L'embryon, puis le foetus et l'enfant sont particulièrement vulnérables aux effets du mercure. Dès le milieu des années 1990, des autopsies ont montré que plus la mère porte d'amalgames dentaires, plus le taux de mercure dans le cerveau du bébé est élevé.

Or, la présence de mercure, même en faible quantité, perturbe le développement cérébral de l'enfant : dans une étude portant sur 329 couples mère-enfant new-yorkais, le QI moyen des enfants se révélait un peu inférieur à 100 pour une concentration de 7,7 µg/l de mercure dans le cordon ombilical. En revanche, les enfants qui avaient peu de mercure dans le sang ombilical (moins de 0,1 µg/l) bénéficiaient en moyenne de 15 points de QI supplémentaires.

Au-delà de l'impact neurologique, une étude épidémiologique de juillet 2010 réalisée par une équipe norvégienne de l'Institut national des sciences de la santé environnementale met en évidence un risque quadruplé de fente palatine ("bec-de-lièvre") chez les enfants dont la mère a reçu des amalgames dentaires en début de grossesse.

Dentistes : une profession à risques

Les fabricants d'amalgames édictent des fiches de sécurité envoyées aux dentistes particulièrement alarmantes. On peut y lire des «risques d'effets létaux aigus toxiques avec des symptômes d'intoxication par inhalation», une préparation «susceptible de s'accumuler dans le corps humain en cas d'absorption répétée», ou bien encore que «le mercure est reconnu comme causant des malformations du foetus ou des troubles de la reproduction».

Les dentistes et leurs assistants sont en première ligne dans l'exposition à l'utilisation des amalgames. Ils inhalent les vapeurs de mercure qui s'échappent lors des actes de pose, de retrait et de polissage des plombages. Ils souffrent ainsi davantage que la population d'éréthisme mercuriel –instabilité émotionnelle, pertes de mémoire, anxiété, dépression–, de troubles neurologiques –tremblements, troubles visuels, perte de dextérité–, de tumeurs cérébrales, d'infertilité...

Une étude britannique a révélé que la profession compte même un des taux de suicide les plus élevés du Royaume-Uni. En France, pourtant, la reconnaissance de ces pathologies en maladies professionnelles est très difficile. Les assistants dentaires et les dentistes sont le plus souvent ignorants des risques encourus.

Cela fait maintenant un siècle et demi que les dentistes utilisent l'amalgame au mercure pour obturer les caries. «Auparavant, le seul moyen de soigner la carie était l'orification, la feuille d'or, rappelle M. Grosman. L'amalgame a permis d'élargir considérablement la clientèle mais une flopée de troubles est apparue. Dès le début, des dentistes se sont opposés à l'amalgame mais la causalité était difficile à établir du fait des conséquences tardives.» En France, le mercure dentaire continue d'être utilisé dans 70 % des amalgames de molaire ou de prémolaire.

Des études sanitaires sous influence

Les dentistes appuient leur confiance sur un rapport de 2005 de l'Afssaps, agence sanitaire française chargée de faire le point sur l'éventuelle toxicité des amalgames dentaires entre 2003 et 2005. Parmi les dix experts nommés, trois avaient des liens d'intérêts avec un fabricant d'amalgame dentaire, selon trois organisations non-gouvernementales (Non au mercure dentaire, Réseau environnement santé, Association toxicologie-chimie).

Les auteurs du rapport de l'Afssaps se seraient appuyés allègrement sur un rapport de 1997, abusivement appelé «rapport de l'OMS» (Organisation mondiale de la santé). Onze des treize personnes s'étant réunies au siège de l'OMS pour produire cette étude n'étaient ni des experts de l'OMS ni des spécialistes de la toxicité du mercure, mais des dentistes.

À la page 21 du rapport de l'Afssaps, on peut lire qu'il faudrait porter plus de 530 amalgames pour commencer à encourir un risque pour la santé. «Non seulement les auteurs s'appuient sur un rapport du lobby dentaire déguisé en rapport de l'OMS, mais en outre ils le recopient mal, puisqu'il s'agissait dans l'original de "530 surfaces d'amalgame", un amalgame ayant en moyenne 3 surfaces», dénoncent les ONG. Ce nombre exubérant est pourtant devenu le dogme de l'Afssaps et des autorités françaises.

Traiter l'intoxication au mercure par des antidépresseurs

Les ONG relèvent également des manquements de l'agence sanitaire, comme le classement sans suite de trois signalements d'effets secondaires liés au mercure dentaire. Le rapport de l'Afssaps estime que les symptômes décrits par les porteurs d‘amalgames ne sont pas attribuables au mercure mais reflètent des maladies somatiques non diagnostiquées ou des troubles psychiques. (...)

Des alternatives existent

 
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Pour lire la suite de cet édifiant article de Sophie Chapelle, publié par bastamag.net, cliquer ICI

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Sophie Chapelle

Source : www.bastamag.net