Le massacre des éléphants dans le parc national de Bouba Njida (vidéo) - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 16/04/2013 à 15h05 par kannie.


LE MASSACRE DES ÉLÉPHANTS DANS LE PARC NATIONAL DE BOUBA NJIDA (VIDÉO)

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Ils ont tué indistinctement plus de 300 éléphants, arrachant leurs défenses à la hache et laissant sur place les cadavres mutilés.

Un commerce sanglant ! Le commerce illégal avec les produits d'origine animale et végétale a pris une ampleur gigantesque. Gardes-chasse et gouvernements régionaux sont souvent démunis face aux organisations criminelles internationales.

On pourrait penser qu'ils sont tous morts d'un coup. Quelque 350 cadavres d'éléphants desséchés par la chaleur sont éparpillés au sol.

Le regard se porte sur leurs têtes : les faces ont disparu. Philip Forboseh, responsable de projet au WWF Cameroun, se souvient : «J'aurais voulu ne jamais assister à un tel spectacle. Ils avaient tranché la partie inférieure de la tête avec précision. Tous les éléphants avaient été tués systématiquement, les grands, les petits, sans distinction.»

Ce massacre s'est produit au printemps 2012. Une cinquantaine d'hommes armés jusqu'aux dents, venus du Soudan et du Tchad, a pénétré dans le parc national de Bouba Njida, au nord du Cameroun, avant d'abattre les éléphants pour leurs défenses.

Les rangers du parc ne sont ni formés ni équipés pour faire face à une telle attaque. Et bien que la savane de Bouba Njida ne fasse pas partie des zones où le WWF camerounais concentre ses activités, l'organisation a immédiatement utilisé ses contacts pour alerter le gouvernement, qui a envoyé des troupes d'élite pour soutenir les gardiens du parc. Les combats ont fait des morts et des blessés dans les deux camps.

Bouba Njida n'est pas un cas isolé. Les experts estiment que l'an dernier, plus de 10 000 éléphants africains sont tombés sous les balles des braconniers, la plupart des éléphants de forêt en Afrique centrale. Depuis 1995, leur effectif a au moins diminué de moitié et les survivants sont estimés à 100 000 au maximum. Si cette évolution se poursuit, les éléphants de forêt pourraient bien avoir disparu dans quelques décennies.

«Notre travail ne se limite pas à la protection de l'espèce», indique Carlos Drews, directeur du programme mondial pour les espèces au WWF. «Le commerce illégal d'animaux sauvages va de pair avec celui des armes ou le blanchiment d'argent. Il déstabilise les gouvernements et la société civile.»

Ces dernières années, des réseaux complets aux ramifications internationales sont apparus, souvent couverts par des fonctionnaires corrompus. Equipés de kalachnikovs, de fusils d'assaut, voire d'hélicoptères, ils exterminent les animaux avec une violence inouïe. Les défenses finissent sous forme d'objets sculptés, de bijoux ou de bibelots. Car le commerce de l'ivoire est lucratif : sur le marché noir, un kilo d'or blanc peut rapporter jusqu'à 2000 dollars.

Souvent mal formés et sous-équipés, les gardes-chasse ont de la peine à s'opposer aux braconniers organisés de manière professionnelle. Dans la lutte contre le crime organisé, ils risquent chaque jour leur vie.

 

L'Asie n'est pas épargnée par le braconnage : les remèdes miracle à base de rhinocéros, tigre et autres espèces ont toujours la cote dans la médecine traditionnelle, malgré leur interdiction en 1993
 

Un commerce mondial

Après la drogue, la contrefaçon et la traite des êtres humains, le commerce d'espèces animales et végétales est le 4ème trafic illégal dans le monde. Chaque année, il rapporte près de 19 milliards de dollars. La marchandise illégale est essentiellement écoulée en Asie de l'est et du sud-est.

La plus grande partie de l'ivoire se retrouve au Vietnam et en Chine, où une classe moyenne et supérieure de plus en plus aisée stimule la demande de symboles de statut social, même interdits.

L'Asie n'est pas épargnée par le braconnage : les remèdes miracle à base de rhinocéros, tigre, léopard, cerf porte-musc, ours et autres espèces ont toujours la cote dans la médecine traditionnelle, malgré leur interdiction en 1993.

Le WWF lutte depuis des décennies contre le braconnage. En 1976, il a lancé le programme TRAFFIC avec l'UICN, l'Union internationale pour la conservation de la nature. Ce réseau est chargé de démasquer et de lutter contre le commerce illégal et, si possible, de l'endiguer.

Le WWF a largement contribué à mettre un terme au commerce de l'ivoire grâce à la Convention de Washington, CITES, de 1989. Suite à sa signature, les populations d'éléphants vivant dans la savane africaine se sont reconstituées, certains États autorisant même à nouveau des quotas d'abattage pour les chasseurs de trophées. La situation des éléphants de forêt en Afrique centrale, plutôt épargnés par les chasseurs et les braconniers par le passé, est aujourd'hui précaire.

Rien que dans la République démocratique du Congo, leur population a été décimée de près de la moitié ces cinq dernières années, au point qu'ils ne sont plus que 6300 survivants. «Avec la globalisation, le braconnage a pris une ampleur inconnue à ce jour. Des organisations criminelles internationales dominent désormais le marché».

Une situation inédite, aussi pour le WWF, qui soutient les États africains par la formation et l'équipement des unités de lutte anti-braconnage. Il apprend par exemple aux rangers à enregistrer les données des traces d'animaux et des abattages et leur fournit GPS, bottes, vêtements, sacs de couchage ou ravitaillement pour leurs patrouilles.

Il développe les réseaux d'informateurs permettant de dépister, il forme les fonctionnaires des organes de justice pour qu'ils prennent le braconnage au sérieux et appliquent mieux spécialement dans les États gangrénés par la corruption.

 

Un article publié par Magazine WWF et relayé par SOS-planete

 

Ce post vous est transmis grâce au dispositif mis en place par l'équipe bénévole des lanceurs d'alerte de SOS-planete

 

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : WWF

Source : assets.wwf.ch