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Cette actualité a été publiée le 21/02/2012 à 11h02 par Tanka.


LE MALAISE DES INSPECTEURS DES VIANDES

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Le malaise des inspecteurs des viandes

 
Un décret du 10 février prépare le transfert du service public d'inspection des viandes en abattoirs aux exploitants. Un préavis de grève est déposé dans le Calvados.

Les services du ministère de l'Agriculture ont pour mission de vérifier la qualité et la sécurité des aliments à tous les maillons de la chaîne alimentaire. Ils sont, notamment, présents en permanence dans les abattoirs pour contrôler chaque carcasse abattue et pour vérifier qu'elle n'est pas susceptible d'être un danger pour la santé humaine.

La révision générale des politiques publiques ne devrait plus permettre aux services vétérinaires « de garantir la salubrité de la viande sortant des abattoirs », prévenait, en 2011, l'intersyndicale des personnels.

Un décret publié au Journal officiel du 10 février, montre que « l'État entend lancer un projet pilote dans douze abattoirs de volailles et lapins où les vétérinaires seront... absents !

Ce décret précise que, dans ces douze établissements, ce seront aux exploitants d'assurer eux-mêmes l'inspection ante mortem (contrôle des règles relatives à la santé et protection animales) et post mortem (inspection des viandes) », fulmine Frédérick Freund, le directeur de l'oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoir (OABA), qui réclame « la convocation d'urgence de l'observatoire national des abattoirs ».

En 2011, les syndicalistes estimaient déjà que « le ministère met la France en infraction par rapport à ses engagements communautaires ».

10 % des effectifs perdus

Le service public dans le domaine de la sécurité sanitaire a perdu 10 % de ses effectifs, soit 425 emplois ces 5 dernières années. 117 emplois supplémentaires ont été supprimés en 2011. Pas étonnant que, dans ce cadre, dans le Calvados, après une lettre ouverte à leur hiérarchie restée sans réponse, les syndicats des personnels aient déposé un préavis de grève dans la semaine du 27 février au 2 mars.

Ils expliquent : « Dans un contexte d'effectifs tendus, notamment dans les trois abattoirs du département, à Beuvillers, Saint-Pierre-sur-Dives, et Villers-Bocage, le non-renouvellement des contrats de quatre personnels vacataires en abattoir au-delà du 31 mars, rend la situation impossible. Le service est passé, en 8 ans, de vingt-trois à dix agents. Au sein de la Direction départementale de la protection des populations, dont dépend ce service, plus d'un fonctionnaire sur deux n'est pas remplacé ».
 

Un article d'Ouest-france
 

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Auteur : Ouest-france

Source : www.ouest-france.fr