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Cette actualité a été publiée le 17/10/2010 à 06h30 par Isa Hanser.


LE LAIT DE VACHE CLONÉE DÉBARQUE EN EUROPE

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Le lait de vache clonée débarque en Europe

Dans plusieurs pays, dont la Suisse et le Royaume-Uni, des produits issus de la progéniture de bétail cloné se retrouvent dans les rayons des supermarchés, à l'insu du consommateur. Cet article du New York Times a déclenché une enquête de l'agence britannique de sécurité alimentaire.

En Europe, nombreux sont ceux qui frémissent à l'idée même de cloner des animaux. Et pourtant en Suisse, au Royaume-Uni et peut-être dans d'autres pays, une poignée d'éleveurs ont importé des Etats-Unis de la semence et des embryons provenant d'animaux clonés ou de leur progéniture, afin d'obtenir des bêtes plus grasses et plus productives. Et bien qu'aucun distributeur ne l'admette publiquement, il est fort probable que de la viande ou des produits laitiers issus de ce genre d'élevage soient déjà en vente dans les rayons des supermarchés.

Il ne s'agit sans aucun doute que de petites quantités et leur vente semble légale, mais cette évolution mérite d'être soulignée dans une région du monde opposée depuis longtemps aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et où bon nombre de personnes considèrent le clonage animal comme potentiellement dangereux et cruel, voire immoral.

En Europe, les responsables politiques affirment que toute entreprise désireuse de commercialiser de la viande ou des produits laitiers issus d'animaux clonés doit se mettre en conformité avec la réglementation européenne sur les nouveaux aliments, censée couvrir les innovations du secteur agroalimentaire. Jusqu'à présent, aucune démarche de la sorte n'a été entreprise. La viande et les produits laitiers issus de descendants d'animaux clonés ne font actuellement l'objet d'aucun contrôle ou autorisation préalables.

L'Office fédéral suisse de la santé publique (OFSP) a annoncé dans un recoin de son site Internet que des "produits laitiers et de la viande issus de tels animaux [avaient] probablement été utilisés par l'industrie agroalimentaire avant d'être vendus en Suisse". "D'autres pays européens sont dans la même situation", pouvait-on également lire sur le site.

"Nous ne devons pas nous transformer en une forteresse hostile aux animaux clonés et à leur progéniture", déclare Arnaud Petit, directeur de l'unité produits et marchés de l'instance Copa-Cogeca, première association européenne d'agriculteurs et de coopératives. "Aujourd'hui, nous devons produire davantage avec moins de ressources et un impact moindre sur l'environnement. Le clonage pourrait être une solution d'avenir."

En juillet, le Parlement européen a voté pour l'interdiction de la vente de viande et de produits laitiers issus d'animaux clonés ou de leur descendance. Toutefois, après les épuisantes batailles autour des OGM, les Etats européens ne tiennent pas à provoquer une nouvelle guerre commerciale avec des géants de l'agriculture comme l'Argentine, le Brésil ou les Etats-Unis. Ils négocieront avec les eurodéputés à partir de septembre afin de s'entendre sur un texte.

Au cours des trois dernières années, des éleveurs britanniques ont obtenu au moins trois animaux à partir d'embryons importés. La nouvelle a toutefois provoqué une vague de protestation dans les médias nationaux, les opposants au clonage s'inquiétant de voir apparaître des produits alimentaires vendus en supermarchés sans contrôle sanitaire suffisant.

Un producteur britannique a déclaré utiliser quotidiennement le lait d'une vache née d'un animal cloné. Il a également indiqué avoir vendu des embryons de cette vache à des éleveurs canadiens. L'homme a toutefois préféré garder l'anonymat, expliquant que le clonage était tellement impopulaire au Royaume-Uni que les consommateurs n'achèteraient plus son lait s'ils en connaissaient l'origine.

Il espère ne pas être contraint de se débarrasser d'une bête aussi précieuse. Ses activités ne semblent pourtant pas conformes à la position du ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales britannique. D'après les récentes déclarations d'une porte-parole, le ministère n'avait connaissance d'aucun cas de viande ou de produits laitiers issus de la progéniture d'animaux clonés qui seraient entrés dans la chaîne alimentaire au Royaume-Uni.

En Suisse, réputée pour ses fromages et son chocolat, le gouvernement a reconnu que "plusieurs centaines" de têtes de bétail étaient des descendants de clones de deuxième ou troisième génération. Il a toutefois souligné qu'il s'agissait là d'un "très faible" pourcentage par rapport au 1,5 million de têtes de bétail du pays.

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SOS-planete





Auteur : James Kanter The New York Times

Source : www.courrierinternational.com

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