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Le krill antarctique suscite de nouvelles convoitises - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 29/01/2010 à 20h49 par laurence.

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Le krill antarctique suscite de nouvelles convoitises

Information recueillie par Laurence

Cette petite crevette de l'océan Austral dont se nourrissent les baleines et les manchots est l'une des espèces les plus abondantes de la planète.

La diminution continuelle des ressources marines depuis les années 1980 pousse les armateurs à s'attaquer à de nouvelles espèces en pêchant toujours plus loin et plus profond. C'est maintenant vers le krill antarctique que plusieurs pays veulent se tourner : Euphausia superba, une petite crevette transparente avec des petits points rouges et des yeux tout ronds et noirs.

L'année 2010 devrait marquer un tournant dans l'exploitation de cette espèce, affirme le Fishing News International dans une série d'articles publiés dans son édition de décembre 2009 et janvier 2010. Un nouveau navire usine norvégien - le Thorshovdi - va opérer dans l'océan Austral dans quelques semaines pour capturer les miraculeuses petites crevettes. Ce navire de 133 mètres de long peut conditionner 250 tonnes de krills par jour. Il va s'ajouter aux deux chalutiers norvégiens qui opèrent déjà dans la région (la Norvège est le premier pays pêcheur de krill au monde). Les Japonais, les Coréens, les Polonais et les Russes devraient eux aussi envoyer de nouveaux bateaux cette année. Les Chinois et les Ukrainiens sont également sur les rangs.

Le krill antarctique est l'une des dernières grandes ressources sauvages de la planète. Nourriture de base des baleines, des phoques et des manchots, il constitue l'une des espèces les plus abondantes en termes de biomasse. Les petites crevettes stationnant une bonne partie de l'année sous les glaces de mer, l'évaluation des stocks est particulièrement difficile à faire mais certains scientifiques estiment qu'ils pourraient tourner autour de 500 millions de tonnes, répartis inégalement sur les 20 millions de kilomètres carrés de l'océan Austral. Un chiffre à comparer aux 80 millions de tonnes de poissons capturés bon an mal an par la pêche mondiale, selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture).

Dans les années 1970, le krill antarctique apparaissait déjà comme une manne exceptionnelle. On pensait alors pouvoir en capturer plus de 70 millions de tonnes par an. Bien vite, les projets ont été revus à la baisse pour des raisons à la fois techniques et économiques. La carapace des crevettes est si fragile qu'elle est broyée une fois dans le chalut, ce qui occasionne des pertes énormes et limite leur conservation. Les coûts d'exploitation sont très élevés, l'océan Austral étant loin de tout port de débarquement. Les conditions de navigation sont extrêmement dures et, autre facteur limitant, les variations saisonnières peuvent être considérables. Jusqu'alors, la flotte soviétique a été la seule à pêcher le krill à grande échelle avec près de 500 000 tonnes par an, de 1970 à 1980. Les niveaux de capture annuels sont actuellement très faibles par rapport aux stocks, puisqu'ils tournent autour de 100 000 tonnes.

Le regain d'intérêt pour le krill s'appuie d'abord sur une innovation technique. Un système d'aspiration du krill à l'intérieur du chalut évite désormais l'écrasement des carapaces. Les crevettes sont remontées directement par un tuyau sur le pont dès leur capture et peuvent aussitôt être conditionnées sans perte. Plus déterminant encore, les scientifiques ont découvert que le krill est composé de molécules extrêmement précieuses qui peuvent être valorisées dans plusieurs domaines d'activité particulièrement rentables.

Les chercheurs travaillant sur le milieu antarctique suivent de près tous ces changements qui se profilent à l'horizon. En effet, le krill est la clé de voûte de l'écosystème austral. La petite crevette qui se nourrit de phytoplancton et de diatomées est la principale source de nourriture des poissons, des baleines, des phoques et des manchots. Si on touche à la base de ce fragile édifice naturel, il pourrait s'effondrer. Les craintes s'expriment d'autant plus volontiers que le réchauffement contribue déjà à le déstabiliser, comme le montrent les études sur les oiseaux marins publiées récemment.

La pêche au krill dans l'océan Austral est soumise aux recommandations des experts de la CCAMLR (Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique). Ces derniers sont très soucieux de conservation, et les quotas de capture ne réprésentent qu'une quantité infime par rapport aux stocks. Il n'empêche que si le krill devient un jour une source importante de revenus, la pêche illégale pourrait s'y intéresser. On n'en est pas encore là. «Il faut rester vigilant», assure néanmoins Angus Atkinson, du British Antarctic Survey, un des meilleurs spécialiste d'Euphausia superba.

Source : Yves Miserey - le figaro.fr

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

      

 

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