Le Gulf Stream n'est pas en perte de vitesse - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/03/2010 à 21h33 par frederic.


LE GULF STREAM N'EST PAS EN PERTE DE VITESSE

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Le Gulf Stream n'est pas en perte de vitesse

Le Gulf Stream, ce courant océanique qui fait remonter des eaux chaudes vers le nord de l'Atlantique, ne montre aucun signe de ralentissement, confirme une nouvelle étude.

Une étude menée par des océanographes de la Nasa montre que dans l'Atlantique les grands courants océaniques n'ont pas ralenti depuis au moins une décennie, repoussant une nouvelle fois le scénario catastrophe d'un ralentissement du Gulf Stream.

Tel un tapis roulant, de vastes courants font remonter des eaux chaudes des tropiques vers le nord de l'Atlantique. Arrivés dans les eaux froides du Groenland, ces courants chauds plongent dans les profondeurs et repartent dans l'autre sens, vers le sud.

Pour l'Europe, le Maghreb et l'Amérique du Nord, cette circulation garantit un climat tempéré. Sans le Gulf Stream, les températures chuteraient dans l'Atlantique Nord.

La densité de l'eau est une donnée importante de ce mécanisme océanique, or elle varie avec la salinité et la température de l'eau.

En augmentant la quantité d'eau douce (plus légère) dans les océans, la fonte des glaciers liée au réchauffement climatique pourrait gripper le tapis roulant et ralentir les courants océaniques, notamment le Gulf Stream.

Aucun signe de ralentissement n'est observable depuis 15 ans, affirment Josh Willis (Jet Propulsion Laboratory, Nasa) et ses collègues dans un article publié par les Geophysical Research Letters (25 mars).

Ces chercheurs ont combiné des mesures altimétriques de l'océan Atlantique réalisées par des satellites de la Nasa avec les données enregistrées par des flotteurs du programme international Argo (1).

Ils ont calculé qu'entre la latitude de New York et celle de Lisbonne, entre 2002 et 2009, la circulation océanique n'avait pas faibli. En utilisant les données des altimètres remontant jusqu'à 1993, avant l'installation d'Argo, les chercheurs détectent une accélération du courant. Elle serait due à des variations cycliques de ces courants océaniques planétaires.

Ces résultats confirment de précédentes conclusions obtenues à partir de relevés effectués par bateau. Willis et ses collègues montrent que la combinaison des satellites et des flotteurs fournit un autre outil de surveillance du Gulf Stream – un acteur important du climat de la planète.

(1) Argo est un réseau de 3000 flotteurs autonomes, répartis sur tous les océans du globe, qui mesurent la température et la salinité, de la surface à 2.000 m de profondeur.

Source : Sciencesetavenir.fr

Information recueillie par Frédéric

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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