Le grand bal vaccinal est ouvert! - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 12/11/2009 à 19h28 par Michel WALTER.


LE GRAND BAL VACCINAL EST OUVERT!

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Le grand bal vaccinal est ouvert!

Information sélectionnée par Michel

Allons manifester notre désapprobation dans ces centres de la honte!

Plan de vaccination H1N1 : une logistique sans précédent

La vaccination contre la grippe A commence aujourd'hui dans des centres spécifiquement équipés, pour une campagne unique dans l'histoire du pays.

Aujourd'hui démarre en France la campagne de vaccination contre la grippe A. Une première tranche de 6 millions de doses est disponible pour traiter les volontaires prioritaires souhaitant s'immuniser contre le virus H1N1.

Seules les personnes présentant un facteur de risque connu sont concernées par cette phase initiale. Il s'agit essentiellement des malades atteints d'une affection de longue durée (ALD) identifiés dans les fichiers de la Caisse nationale d'assurance-maladie (diabétiques, asthmatiques...) et des personnes en contact avec des enfants ou des personnes immunodéprimées devant être protégées de tout contact avec le virus.

Ces bénéficiaires, porteurs de « bons de vaccination » délivrés par les CPAM, vont inaugurer une opération unique dans l'histoire de la santé publique du pays : une campagne de vaccination massive concentrée sur quelques semaines.

Environ un millier de centres temporaires vont être ouverts sur l'ensemble du territoire. En Ile-de-France, il est prévu de déployer progressivement 144 centres pour adultes et 19 spécialisés en pédiatrie. Plusieurs centaines de médecins, d'infirmières et d'agents de l'Etat sont mobilisés par cette machinerie médico-administrative prévue pour fonctionner jusqu'à la fin de l'année.
Dispositif flexible

Chaque centre parisien est configuré pour traiter entre 1.000 et 2.000 personnes par jour sur une ou deux « chaînes de vaccination » modulaires. « C'est un dispositif flexible qui sera adapté en fonction des besoins exprimés par la population », indique le préfet d'Ile-de-France, Daniel Canapa, qui connaît les réticences des Français vis-à-vis de la vaccination antipandémique.

« Ce sera à chacun de décider », estime-t-il. Signe des temps, Michel Gaudin, préfet de la zone de défense de Paris, fait partie de la hiérarchie quasi militaire mise en place pour contrer le H1N1.

Pour l'occasion, des salles de sport municipales ont été transformées en centres de soins sommaires. Mais derrière cette rusticité des installations se cache une organisation très complexe. Le dispositif est conçu pour vacciner entre 10 et 20 millions de personnes avec de nombreuses incertitudes.

Les procédures mises en place dans les gymnases-dispensaires pour gérer les flux humains se résument en deux chiffres : quinze minutes par personne et deux minutes par injection. Le circuit type comprend 4 étapes principales : accueil et vérification des documents de l'assurance-maladie, entretien de confirmation pour détecter les contre-indications, injection par des professionnels de santé, validation administrative de l'acte pour assurer sa traçabilité. « Si une personne à risque n'a pas été repérée par la CNAM, nous la prendrons en charge sur place », précise Philippe Coste, de la DASS.

Les médecins de ville sont pour l'instant exclus du jeu pour des raisons pratiques : « Les vaccins sont produits en doses de 10. Ils sont reconditionnés sur place par le personnel médical présent dans les CDV », précise Philippe Coste.

Nombreuses incertitudes

Plusieurs paramètres risquent de compliquer cette belle logistique. D'abord, on ne sait pas encore s'il faudra une ou deux injections pour garantir la réaction immunitaire. Ensuite, il existe plusieurs types de vaccin (bientôt quatre). Dans l'hypothèse d'une piqûre de rappel (à quinze jours d'intervalle), il faudra administrer le même vaccin à la même personne.

« Les patients n'auront pas le choix du type de vaccin », rappelle le docteur Catherine Bernard, de la DASS de la Ville de Paris. On saura rapidement si les Français ont reçu les messages en faveur de la vaccination lancés par les pouvoirs publics, en observant la fréquentation des centres de vaccination.

Pendant ce temps le virus continue de mener sa vie. Hier, une vingtaine d'adultes et dix enfants étaient placés sous assistance respiratoire dans les hôpitaux de l'AP-HP.

« Nous disposons de 2.500 machines de ventilation et de 7 sites équipés d'installations de circulation extracorporelles pour les cas les plus critiques », indique Jean-Yves Fagon, directeur de la politique médicale de l'AP-HP. A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré dans le 19e arrondissement, les urgentistes s'attendent à un important surcroît de travail.

Aux syndromes grippaux, dont la moitié sont dus au H1N1, se rajoutent en effet les bronchiolites de saison. « Le pic des passages aux urgences sera atteint entre le 15 et la fin novembre », indique Antoine Bourillon, chef du pôle de pédiatrie aiguë de l'établissement du nord de la capitale.

ALAIN PEREZ, Les Echos

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