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Cette actualité a été publiée le 01/03/2012 à 21h43 par Tanka.


LE GOUVERNEMENT CANADIEN FAIT FERMER UNE STATION D'ÉTUDE SUR LE CLIMAT

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Le gouvernement canadien fait fermer une station d'étude sur le climat

 
Ottawa consent décidément de moins en moins d'efforts en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Outre le soutien politique constant à l'exploitation des sables bitumineux dans la province de l'Alberta, indépendamment de son empreinte écologique mirobolante, le Canada a en effet pris la communauté internationale à revers en décidant de sortir du Protocole de Kyoto en décembre dernier, peu après le sommet de Durban (Afrique du Sud).

Comme si cela ne suffisait pas, il vient de couper les financements de la station PEARL (Polar Environment Atmospheric Research Laboratory), installée dans le grand nord canadien et qui mesure les effets du réchauffement climatique depuis 2005.

Ce matin, il faisait -21 degrés celsius à la station PEARL, dans le Nunavut, mais dans quelques semaines, celle-ci ne mesurera plus la température. Le laboratoire, qui avait découvert l'année dernière le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique, va en effet devoir fermer au printemps, faute de financements.

Car le gouvernement de Stephen Harper n'a au bout du compte pas souhaité allouer les 26,5 millions d'euros promis au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNGC), qui finance l'organisme de tutelle de PEARL, le CANDAC (Réseau canadien pour la détection des changements atmosphériques). « L'argent promis dans le budget par le ministre des Finances a disparu. Personne n'en a vu la couleur. Le gouvernement a été questionné pour savoir où ces fonds étaient passés.

Personne n'a pu obtenir une réponse », a confié à nos confrères du journal québecois Le Devoir Thomas J. Duck, membre du département de Physique et des Sciences de l'atmosphère à l'Université de Dalhousie (Nouvelle-Ecosse), pour qui « l'opposition idéologique de certains conservateurs à l'endroit des sciences de l'atmosphère » a certainement contribué à cet imbroglio. Aussi le CANDAC n'a-t-il pas été en mesure de débloquer le million trois cent mille euros nécessaire au bon fonctionnement de la station.

Président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle, qui se bat notamment pour le ralliement du Québec au Protocole de Kyoto, dénonce quant à lui les nouvelles orientations du gouvernement fédéral en défaveur de l'environnement. « On voit que le gouvernement Harper continue son travail de sabotage de la recherche en environnement et surtout en ce qui trait à la pollution atmosphérique et aux changements climatiques. Sa politique est claire : les fonds ne sont pas coupés au hasard », assure-t-il dans les colonnes du Le Devoir.

Les (précieuses) données de la station manqueront aux universités qui participaient au projet, mais aussi à des organisations internationales comme le Réseau robotique d'aérosols (AERONET), le Réseau de dépistage sur la composition des changements atmosphériques (NDACC) ou encore le Réseau météorologique d'observation du carbone total (TCCON), lequel mesure notamment la teneur en carbone dans l'atmosphère au Pôle Nord. PEARL était la seule base fixe en Arctique. Une autre base est prévue pour 2017, mais elle se situerait 1 300 kilomètres plus au sud. Surtout, les scientifiques doivent maintenant se préparer à être privés d'informations pertinentes pendant cinq ans.

La fermeture prochaine de la station PEARL, qui mesure la qualité de l'air, la migration des contaminants atmosphériques vers les régions polaires ou encore la présence d'ozone dans la stratosphère, est une perte considérable pour les scientifiques qui étudient le changement climatique. Elle marque aussi une nouvelle étape dans le désengagement du gouvernement canadien en matière de la lutte contre le réchauffement climatique.
 

Un article de Marguerite Nebelsztein, publié par Zegreenweb
 

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Auteur : Marguerite Nebelsztein

Source : www.zegreenweb.com