Le frelon asiatique, mangeur d'abeilles, se propage à une allure effrénée - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 16/08/2011 à 22h39 par Fred.

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Le frelon asiatique, mangeur d'abeilles, se propage à une allure effrénée

 
Titre original : Le fléau du frelon asiatique, mangeur d'abeilles, se propage à une allure effrénée

 
Un ballet incessant du matin au soir de frelons qui emportent les abeilles entre leurs pattes face à des apiculteurs impuissants. “Désespérément impuissants”, insiste Janine Harismendy, qui assiste quotidiennement à ce spectacle infernal depuis maintenant trois ans. Un crève-coeur pour cette apicultrice passionnée : “J'aime mes abeilles et c'est insupportable de les regarder se faire dévorer. Mais nous nous retrouvons complètement démunis face à ces nouveaux envahisseurs. Aujourd'hui, il ne nous reste que nos yeux pour pleurer”.

A l'origine de ce fléau, un certain Vespa velutina, plus connu sous le nom de frelon asiatique. Une espèce habituellement rencontrée dans le Nord de l'Inde, en Chine ou dans les montagnes d'Indonésie, et qui serait arrivée dans l'Hexagone cachée dans un chargement de poteries chinoises fin 2004 déposées vers Tonneins en Lot-et-Garonne.

Depuis, les nids de ce frelon prolifèrent à une allure folle, progressant de régions en régions grâce à ses nids sphériques (de la taille d'une lessiveuse) situés hors de portée des regards (facilement à plus de 12 m de hauteur) dans les pins ou les autres arbres.

En un an à peine, cette espèce mangeuse d'abeilles invasive a colonisé tout le territoire de Gipuzkoa, confirmant au passage les pires présages des apiculteurs. Arrivé en Navarre et au Nord, le frelon asiatique sème aujourd'hui la panique. Et pour cause. De seulement trois nids recensés en 2004 dans un seul département, le Muséum national d'histoire naturelle en dénombrait déjà près de 2000 en 2010 dans 39 départements. Sa caractéristique ? Il s'attaque directement aux ouvrières des ruches.

Mangeur d'abeilles

Long de 20 à 25 millimètres pour les ouvrières, jusqu'à 30 mm pour les reines, Vespa velutina est reconnaissable par un thorax entièrement brun noir velouté et des pattes brunes, jaunes à l'extrémité. Avec trois, cinq, parfois dix de ses congénères, l'hyménoptère fait des vols stationnaires à l'entrée de la ruche. Il attend le retour des butineuses.

“Il la saisit entre ses pattes et la tue en lui coupant la tête d'un coup de mandibules puissantes et entraînées avant de l'emporter sur une branche pour la dépecer. Il enlève les ailes et les pattes, pour ne conserver que le thorax, riche en protéines, qui, une fois ramené au nid, sera régurgité pour les larves affamées”, explique Janine.

Les ruches sont alors affaiblies et les abeilles terrorisées. “Elles sont tellement stressées qu'elles n'osent plus sortir. Comme elles ramènent moins d'eau et de nourriture dans la ruche, la reine ne pond plus, le cheptel s'affaiblit et elles produisent moins de miel”.

Face à ce désastre, l'apicultrice regrette “l'absence totale d'aide à leur égard”. A ce jour, aucune technique de piégeage fiable et sélective n'a été trouvée. Pour tout secours, Janine travaille à piéger les “fondatrices” au printemps.

De manière très artisanale, elle utilise un mélange à base d'alcool et de solution sucrée, qui attire les frelons asiatiques (mais aussi d'autres insectes). En les repérant et en les détruisant avant que les arbres n'aient revêtu leurs feuilles, le risque de multiplication pour l'année suivante est ainsi éliminé. Car une fois les reines fécondées, elles seront les seules à hiberner, les mâles vont mourir. Au printemps, elles ébaucheront un nouveau nid, pondront quelques oeufs, et soigneront les premières larves (ouvrières) pour que la colonie se développe.

Mais la méthode, qui n'est pas sans dommage sur la faune auxiliaire, attire les foudres de certains chercheurs. Janine, elle, plaide pour qu'on aide les apiculteurs à trouver un remède ou une molécule “pour éradiquer les frelons asiatiques de notre territoire”.

Une position radicale assumée : “Je n'ai pas peur de dire le mot. Je crois qu'on peut s'en passer, ça n'est pas une espèce endémique. Einstein était visionnaire de craindre ce malheur. ‘Si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre', prophétisait-il. Je crois que personne ne se rend compte de la gravité de la situation”.

 

Note de Fred : à lire en parallèle l'aricle du Journal "Le Phare de Ré" :
"Le frelon asiatique a passé le pont"

 

Un article de Cyrielle BALERDI, publié par lejpb.com

 

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Auteur : Cyrielle BALERDI

Source : www.lejpb.com

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