Le fascisme réel - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/06/2014 à 16h26 par Fred.


LE FASCISME RÉEL

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Le fascisme réel

 

Le néolibéralisme est le fascisme réel.

Il représente aujourd'hui le principal danger qui menace notre République, c'est-à-dire l'extrémisme le plus subtil et le plus incompris, donc le plus mésestimé dans sa capacité destructive.

Ce nouveau fascisme se manifeste à travers une offensive généralisée contre les intérêts de la France et de nombreux autres pays, notamment européens.

Il ne s'agit pas d'un vaste complot, mais d'un mode autoritaire de gouvernance qui se globalise dangereusement depuis la « Révolution Reagan » des années '80 et la dérégulation financière correspondante.

Ainsi, l'influence et la richesse de ce que l'ancien diplomate et universitaire Peter Dale Scott a appelé le « supramonde » se sont démesurément amplifiées.

Cette offensive néolibérale – multiforme et incessante – sert avant tout les intérêts de la politique étrangère des États-Unis et de leurs multinationales.

 

 

Mais elle est également profitable à une nouvelle aristocratie apatride : une hyperclasse informelle qui « n'a pas de visage », qui dirige les Marchés et qui domine les cercles médiatiques, économiques et politiques français.

(...)

Imposé par des élites hostiles à leur patrie, le néolibéralisme prend la forme concrète d'une véritable guerre économique, financière, idéologique, psychologique et sécuritaire – une attaque si déstabilisante que dorénavant, la menace de troubles sociaux à caractère insurrectionnel n'est pas exclue par l'État français.

(...)

Plus important encore, le néolibéralisme se fonde sur la conviction que les crises, les guerres et les désastres sont le moyen le plus efficace pour imposer aux peuples des mesures économiques qui seraient inacceptables en temps normal – comme l'a démontré l'économiste Naomi Klein.

(...)

 

 

La stratégie de la tension médiatique et la guerre néolibérale

Le néolibéralisme est donc le fascisme réel.

Celui qui est désigné comme tel par les médias français est instrumentalisé par l'hyperclasse à des fins de neutralisation démocratique.

En effet, la médiatisation massive du Front National engendre un basculement du débat public vers les thèmes autoritaristes de la droite extrême.

(...)

Ainsi, autant dire que le fascisme néolibéral est efficace, subtil et abondamment financé, en plus d'être massivement médiatisé et stratégiquement enseigné (HEC, IEP, ENA, etc.).

Il en est donc incroyablement dangereux et, à défaut d'être perçu comme un ennemi concret, il a été imposé « par voie parlementaire » à la tête de l'Union européenne – malgré les refus référendaires des peuples français, irlandais et néerlandais.

(...)

 

 

L'abstention majoritaire : la délégitimation populaire du néolibéralisme

Ainsi, lors du dernier scrutin européen, cette stratégie de la tension médiatique eu comme effet le plus visible de placer le Front National en tête de ces élections – une dégradation encore plus profonde du débat public étant donc inévitable.

(...)

Ainsi, dans les médias français, la victoire électorale du FN engendre un déferlement de mises en garde moralisatrices envers les abstentionnistes, alors que la France est profondément déstabilisée par une offensive néolibérale imposée depuis Washington, Wall Street et Bruxelles.

(...)

Ainsi, bien qu'étant profondément hostile envers les obsessions xénophobes – et parfois ouvertement racistes – du Front National, ma définition du fascisme diffère de celle que l'ensemble des médias français nous désigne.

En effet, ce parti est devenu « malgré lui » l'un des principaux instruments d'une neutralisation oligarchique de la démocratie, qui permet de renforcer le caractère sécuritaire et policier de l'État, tout en marginalisant les notions de « souveraineté » et de « patriotisme ».

Il en résulte l'omnipuissance d'un néolibéralisme pourtant majoritairement refusé par les peuples européens.

 

 

En effet, au moment où j'écris ces lignes, le « social-démocrate » luxembourgeois Jean-Claude Juncker – qui a dirigé pendant 18 ans le paradis fiscal où siègent Clearstream et Euroclear – est le candidat favori à la présidence de la Commission européenne.

L'Europe néolibérale ayant été rejetée par voie référendaire, il serait temps que nos responsables politiques prennent conscience que ce déni permanent de démocratie ne peut avoir d'issue heureuse, stable et prospère.

Néanmoins, il semble que le peuple français – à travers une abstention massive plus qu'un recours au vote « protestataire » –, s'est positionné à l'avant-garde de cette nécessaire remise en cause des fondements néolibéraux, déloyaux et atlantistes de l'Union européenne.

En ayant boycotté aussi largement ce scrutin européen, les électeurs français ont une nouvelle fois contribué à délégitimer un système néolibéral plus antidémocratique que jamais.

 

 

D'une certaine manière, sachant que le vote blanc n'est pas comptabilisé, j'ai la conviction d'avoir participé par mon abstention à une forme de révolte pacifiste contre le nouveau fascisme – c'est-à-dire l'imposition autoritaire d'un fondamentalisme néolibéral contraire aux intérêts et à la volonté du peuple européen.

Ainsi, malgré un contexte délétère, nous avons des raisons de nous réjouir, car les citoyens français ont – massivement et majoritairement – choisi de refuser à travers leur abstention la légitimation électorale du fascisme réel.

« Le changement, c'est maintenant » !

 

Pour lire la totalité, les notes et les références, cliquer ICI

 

Un article de Maxime Chaix, publié par dedefensa.org et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Maxime Chaix

Source : www.dedefensa.org