Le dessalement de l'eau de mer - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 04/10/2009 à 15h16 par Jacques.


LE DESSALEMENT DE L'EAU DE MER

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Le dessalement de l'eau de mer

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Le monde actuel fait face à une crise de l'eau majeure que les experts attribuent au réchauffement climatique qui entraîne un accroissement des phénomênes climatiques extrèmes : sécheresses ou inondations,n à l'augmentation de la consommation d'eau du à la croissance démographique et à l'accroissement des usages. Le paradoxe est que certaines populations souffrent de pénuries d'eau alors que 71% de la surface du globe en est recouvert. Ce constat a incité divers spécialistes, chercheurs et acteurs du secteur de l'eau à développer différentes techniques de dessalement de l'eau de mer pour satisfaire la demande exponentielle du précieux liquide.

Il est vrai que l'on estime à 39% la part de la population mondiale vivant à moins de 100km d'un côte alors que 42 villes de plus d'un million d'habitants ne disposant pas de ressources suffisantes en eau douce se situent sur le littoral.

De ce fait, le dessalement de l'eau de mer est devenu une technologie très importante dans le développement de l'accès à l'eau car il représente une véritable opportunité pour aider à la résolution de la crise. Avant de voir les évolutions actuelles et futures de ce marché ainsi que les critiques dont il est l'objet, il est nécessaire de comprendre en quoi consiste le dessalement d'un point de vue technique.

La distillation et le dessalement par osmose inverse, dont nous avons déjà parlé dans nos posts du 5 juin dernier et du 10 août, sont les deux procédés les plus courants, bien qu'il existe d'autres procédés tels que le système flash utilisé au Moyen Orient ou l'électrolyse.

Le phénomène d'osmose inverse est actuellement le plus utilisé puisqu'il représente à peu près 60% des installations. Il correspond au transfert d'un fluide (eau) à travers une membrane semi-perméable sous l'action d'une différence de concentration.

Dans l'osmose classique, l'eau passe de la solution diluée vers la solution concentrée ; dans l'osmose inverse, qui se déclenche grâce à une augmentation de la pression appliquée à la solution au-delà d'un certain seuil, l'eau passe de la solution concentrée vers la solution diluée.

Par la suite, l'eau subit un prétraitement visant à éliminer toutes les particules de dimension supérieure à 10 micromètres ; il s'agit d'une pré-filtration puis d'une filtration sur sable. Cela permet d'enlever les particules en suspension les plus grosses.

Un traitement biocide et une acidification permettent en outre d'empêcher le développement de microorganisme. Enfin, une filtration sur cartouche permet d'éliminer les particules qui ont échappé à la filtration sur sable.

L'eau de mer est alors injectée à l'aide d'une pompe à haute pression dans un module d'osmose inverse dans lequel se trouvent des membranes. Les molécules sont retenues d'un côté de la membrane, ce qui augmente la concentration de l'eau et nécessite une pression plus importante. La solution salée est balayée par un flux d'eau continu. Ainsi, on obtient une eau filtrée de manière extrêmement fine. Pour limiter la consommation d'énergie, il est possible d'aménager un circuit permettant de récupérer une partie de l'énergie liée à la pression.

La filtration permet de supprimer 99% des sels minéraux et organiques. Une eau de mer concentrée à 35.000 ppm peut ainsi ressortir selon l'effort de pression réalisé sur la membrane Ol, à moins de 200 ppm. Le seuil de potabilité des eaux distribuées en réseau est généralement admis à 500 ppm.

L'eau peut ensuite être reminéralisée, ajustée en Ph ou subir des post-traitements UV, osmose, ou une légère chloration afin d'être déclarée comme potable.

Selon la WWF, il y aurait aujourd'hui une dizaine de milliers d'usines de dessalement en activité de par le monde dont la moitié serait concentrée pour le moment dans la région du Golfe et couvrirait environ 60% des besoins en eau douce des pays producteurs de pétrole. De plus, l'ensemble des usines de dessalement produirait plus de 50 millions de mètres cubes d'eau dessalée, dont 15 % issus de l'eau saumâtre, tous les jours dans le monde.

D'une manière globale, il est possible d'observer deux types de réaction par rapport à cet état de fait. La première se caractérise par le succès et se traduit par la construction de nouvelles usines dans le monde alors que la deuxième est plus prudente et met en garde contre cette technique tout en appelant les dirigeants politiques à plus de réflexion.

Les promoteurs de cette technique avancent que le processus d'osmose inverse est développé depuis une quinzaine d'années et représente donc une technique fiable. Les usines de dessalement apparaissent d'ailleurs un peu partout dans le monde, que ce soit en Australie, à Bahreïn ou en en Arabie Saouditepour répondre aux besoins en eau auxquels sont confrontés ces pays. ...

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