Le défi de l'alimentation - Des insectes et des hommes - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 01/11/2011 à 01h47 par Kannie.


LE DÉFI DE L'ALIMENTATION - DES INSECTES ET DES HOMMES

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Le défi de l'alimentation - Des insectes et des hommes

 

L'humanité prend du volume et les émissions culinaires, dans les pays qui aiment surconsommer ce genre de divertissement, risquent du coup de ne plus avoir le même visage.

Pour cause! Les traditionnels filets de saumon, poitrines de poulet et pâtes à la sauce tomate qui meublent actuellement leur menu sont en effet condamnés à disparaître... au profit de nouveaux ingrédients plus aptes à faire face aux défis alimentaires de l'humanité : criquets, grillons fumés, larves, fourmis, sauterelles, teignes, guêpes, méduses et, pourquoi pas, kangourous.

La mathématique est implacable. Avec un milliard d'humains en plus, en 14 ans à peine, et un autre milliard anticipé d'ici les douze prochaines années, l'humanité va devoir composer, à court terme, avec beaucoup de nouvelles bouches à nourrir, principalement dans des coins du globe où l'alimentation est déjà un problème. Et le changement démographique majeur, selon plusieurs organisations internationales, appelle ainsi à revoir l'univers culinaire de chacun, au bénéfice de tous.

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sonne d'ailleurs régulièrement l'alarme, comme en juillet dernier quand elle a souligné que la consommation de poisson avait atteint un nouveau record mondial : 17 kg sont désormais ingurgités par habitant. En moyenne. Les ressources halieutiques comblent du coup 15 % des besoins en protéines animales de 3 milliards d'humains sur terre. Et difficile de dire si cela va pouvoir continuer.

Déclin des ressources

C'est que cette croissance de la consommation s'accompagne forcément d'un effet pervers : au moment où l'humanité passe la barre du 7 milliards, 32 % des stocks de poissons dans le monde sont surexploités ou épuisés et demandent «à être restaurés d'urgence», indique l'organisation internationale, qui qualifie même la chose de «source de grande préoccupation».

Dans les mers comme sur la terre, la pression s'accentue. D'ici 40 ans, indique l'ONU, la production agricole sur la surface du globe va devoir augmenter de 70 % pour répondre à l'appel du pain, du riz, du steak, de la côtelette, des tomates à l'année et des fraises en hiver.

Avec à la clef, certes, une diminution prévue de bouches affamées —le nombre de personnes souffrant de la faim devrait passer d'un milliard en 2009 à 370 millions en 2050—, mais aussi une tension accrue sur les ressources naturelles, l'environnement, les terres arables...

À moins que du nouveau entre progressivement dans les assiettes. Des noms ? La méduse, une source de protéine déjà consommée dans plusieurs pays asiatiques, et que l'abondance dans la partie bleue de la terre pourrait rapidement transformer en mets de prédilection d'une humanité à la hausse. Le kangourou, pour les mêmes raisons, mais sur le plancher des vaches, pourrait aussi être érigé au même rang.

La FAO compte aussi beaucoup sur l'enthomophagie, la consommation d'insectes, afin de subvenir aux besoins alimentaires de la planète, comme en témoignent les nombreux dossiers qu'elle consacre à ce sujet.

Actuellement, dans près de 90 pays dans le monde, 527 espèces d'insectes sont en effet au menu de près de la moitié des humains sur terre. L'Afrique, l'Asie et les deux Amériques du bas sont les principaux lieux de cette consommation qui gagnerait à s'étendre ailleurs en raison de sa valeur nutritionnelle et du caractère hautement renouvelable de la ressource.

Au total, 1400 espèces différentes mériteraient que l'on s'intéresse à elles, au moment de se mettre à table, dit la FAO.

Des bestioles censées aider l'humanité à s'en sortir à condition toutefois que l'humanité en prenne soin : «La plupart des insectes comestibles sont récoltés dans les forêts naturelles.»

Forêts que la pression démographique, forcément, affecte toujours et afflige parfois.

 

Un article de Fabien Deglise, publié par ledevoir.com

 

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Auteur : Fabien Deglise

Source : www.ledevoir.com