Le décollage tardif de l'éolien offshore en France - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 01/12/2009 à 23h57 par Michel95.


LE DÉCOLLAGE TARDIF DE L'ÉOLIEN OFFSHORE EN FRANCE

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Le décollage tardif de l'éolien offshore en France

Information recueillie par Michel95

Veulettes-sur-mer occupe une place particulière sur la carte de l'éolien européen.

La petite station balnéaire de Seine-Maritime doit accueillir, en 2011 ou 2012, le premier parc éolien offshore français.

Encore deux ans à attendre pour un projet issu d'un appel d'offres lancé en 2004, regrettent les industriels et les militants des énergies renouvelables, qui se plaignent des lenteurs administratives et des obstacles réglementaires placés sur le chemin de l'éolien.

D'autant qu'ailleurs en Europe, son développement suit un rythme plus alerte.

Six gigawatts en 2020 : l'objectif, fixé par le Grenelle de l'environnement pour la puissance installée de l'éolien en mer d'ici une dizaine d'années, fixe une feuille de route ambitieuse, vu la situation actuelle.

La route paraît bien longue avant d'arriver à installer les quelque 1 000 éoliennes nécessaires.

Le projet de l'allemand Enertrag à Veulettes-sur-Mer ne devrait permettre d'installer que 105 MW, avec 21 éoliennes.

Et le projet des Deux-Côtes et ses 141 éoliennes, qui devraient être installées en 2014 dans la Manche, progresse doucement, freiné par la procédure administrative.

Ces débuts laborieux placent la France loin de ses voisins.

Selon les données de l'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA), près de 35 parcs existent déjà, concentrés au large du Danemark, de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

Plusieurs raisons expliquent le retard de l'Hexagone. Tout d'abord, la géographie ne lui est pas favorable.

L'implantation actuelle des éoliennes en mer nécessite un ancrage sur le fond.

Le développement d'éoliennes flottantes n'en est qu'à ses premiers pas.

Or, "au large des côtes françaises, le fond "tombe" très vite à des profondeurs importantes", explique Michel Paillard, de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), alors qu'en mer du Nord ou dans la Baltique, les profondeurs restent faibles, même au large des côtes.

Mais la géographie n'explique pas tout.

"Le choix du nucléaire effectué par la France pèse sur les décisions politiques en matière énergétique", affirme Arnaud Gossement, juriste et porte-parole de l'ONG France Nature Environnement, qui ajoute : "Le droit applicable est aujourd'hui compliqué et pas très clair."

Au cabinet du ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, on minimise le retard français en expliquant suivre "une démarche structurée pour ce dossier compliqué, afin de ne pas reproduire les erreurs de l'éolien terrestre, qui a manqué de planification".

Le gouvernement cherche d'abord à simplifier le "maquis administratif".

La procédure d'autorisation des éoliennes en mer ne peut être calquée sur celle des éoliennes terrestres.

En mer, le lien juridique avec une ou plusieurs communes est plus compliqué.

D'où la suppression, dans la loi Grenelle 2, en cours d'adoption au Parlement, du permis de construire et des "zones de développement éolien" où les producteurs doivent s'implanter s'ils veulent se faire racheter leur électricité.

Les projets éoliens marins devront passer par une enquête préalable, puis une autorisation d'occupation du domaine public maritime.

Avec donc un contrôle de l'Etat plus net.

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