Le dauphin, un mammifère qui chasse à l'électricité - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 31/07/2011 à 00h53 par Tanka.


LE DAUPHIN, UN MAMMIFÈRE QUI CHASSE À L'ÉLECTRICITÉ

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Des chercheurs allemands viennent de découvrir que le dauphin de Guyane pouvait repérer ses proies en détectant leur champ électrique. C'est la première fois qu'un sens de ce genre est retrouvé chez un mammifère.

Des chercheurs allemands du Dolphinarium d'Allwetterzoo Münster ont découvert chez des dauphins de Guyane (Sotalia guianensis) un sens qui n'avait jusque là jamais été identifié chez aucun mammifère : l'électroréception. Cette capacité à repérer les signaux électriques n'était connue que chez les poissons, les amphibiens et chez deux mammifères ovipares : l'ornithorynque et l'échidné.

C'est en étudiant des dauphins captifs dont un décédé de façon naturelle que les biologistes ont repéré des "cryptes vibrissales", de petites structures qui se trouvent sur le rostre de l'animal et qui sont associées aux moustaches des mammifères. Ne retrouvant pas de poils à l'intérieur de ces cryptes, les chercheurs se sont étonnés de découvrir une substance gélatineuse, une espèce de mucus identique à celui qu'on trouve dans les récepteurs électrosensibles de l'ornithorynque.

Une électrosensibilité qui les aide à chasser

Pour confirmer leur découverte, les scientifiques ont alors procédé à une série de tests sur un dauphin vivant, Paco. Ils ont soumis celui-ci à de faibles signaux électriques tels que ceux générés par les poissons de petite taille, ses proies habituelles.

Sur les 186 essais réalisés, le dauphin a, à chaque fois réagi, même à de très faibles signaux, et a fait preuve d'une électrosensibilité identique à celle des ornithorynques. Les chercheurs précisent dans leur étude que lorsque le bec de l'animal a été recouvert d'une coque en plastique qui bloque les cryptes, Paco n'a plus réagi aux stimuli électriques.

Grâce à ces résultats, publiés dans les Proceedings de la Royal Society B, les chercheurs se sont aperçus que l'électrorécepteur de ces animaux dérive d'un organe mécanosensoriel qui se retrouve, quant à lui, chez la plupart des mammifères. Il ne serait donc pas surprenant de trouver ce même système de radar chez d'autres espèces aquatiques ou amphibiennes, précise Sciences et Avenir.
 

Un article publié par Maxisciences
 

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Source : www.maxisciences.com