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Cette actualité a été publiée le 26/10/2010 à 13h43 par Tanka.


LE COTON GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉ

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Le coton génétiquement modifié

AGRICULTURE - Pour l'amélioration des rendements : Le président des cotonculteurs fait la promotion des Ogm

La croyance officielle au Sénégal est que les Organismes génétiquement modifiés sont néfastes aussi bien pour l'agriculture que pour l'organisme humain et l'environnement. C'est pourquoi, la position défendue hier, par le président de la Fédération des cotonculteurs du Sénégal a du poids, aussi bien dans sa symbolique que dans ses conséquences.

Le Sénégal pourra-t-il éviter longtemps les cultures génétiquement modifiées, les fameux Ogm ? En tout cas, certains paysans pour leur part, ne voient déjà pas de mal à se lancer dans leur culture.

Hier, en marge de l'atelier de restitution des études sur le coton génétiquement modifié, le président de la Fédération nationale des producteurs de coton (Fnpc), qui se trouve être également président de l'Association des producteurs de coton africains (AprocA), M. Moussa Sabaly, n'a pas caché sa volonté et celle de ses collègues cotonculteurs sénégalais de se lancer dans cette culture : «Il n'y a qu'un seul pays d'Afrique de l'ouest, le Burkina Faso, qui s'est lancé dans la culture des Ogm.

Nous avons été en visite au Burkina, avons rencontré les producteurs de coton, et avons visité leurs champs. Les choses que nous avons vues sont impressionnantes. Pour nous, il s'agit de voir par quel moyen on peut aider le producteur à la base, à produire du coton de qualité, en quantité et à moindre coût. Ce que nous avons vu au Burkina, peut être intéressant pour l'ensemble des producteurs africains de coton. Et cela est aussi valable pour les producteurs de coton du Sénégal.» Toutefois, le planteur de coton n'oublie pas le principe de précaution, ainsi que d'autres préalables.

Il rappelle qu'au Burkina, justement, le coton génétiquement modifié a été introduit à la suite d'une collaboration entre les chercheurs nationaux, ceux de la multinationale Monsanto, et les producteurs nationaux. Cela a permis, selon lui, «qu'il n'y ait pas de changement de semences. Il n'y a pas eu de semences venues d'ailleurs, car ce sont des semences adaptées au sol burkinabè qui ont été utilisées».

Pourquoi cet empressement à copier une technologie aux vertus assez limitées, malgré tout, et surtout dans un pays, le Sénégal, réputé pour l'excellente qualité de sa production de coton ? Sabaly assure que les Burkinabè ont opéré un gain financier et de temps inestimable, en se lançant dans la culture génétique.

«Les champs au Burkina étaient propres, parce que les gens avaient le temps de les entretenir. Imaginez si toutes les 2 semaines, il faut passer avec un appareil de traitement. Il faut y mettre des piles, mettre de l'insecticide, et cela coûte cher. Eux nous ont dit, qu'avec le coton Bt, ils sont parvenus à diminuer les coût de production à 80%.» Balayant d'avance une autre objection, celle du coût des semences modifiées par rapport aux autres, il affirme que les gains sont de loin plus importants.

Et l'expérience des autres pays, en Amérique, en Asie, ainsi qu'en Egypte par exemple, a montré qu'aussi bien sur le plan de la santé que de l'intérêt financier, les produits agricoles génétiquement modifiés sont plus rentables que les cultures traditionnelles, ajoute M. Sabaly.

Cependant, l'un des consultants qui faisait la restitution de l'étude sur le coton Ogm, M. Herman Lanting a souligné que l'on devrait écarter la pensée que le coton transgénique n'a pas besoin de traitement par pesticides. Il a expliqué qu'en Inde, qui est devenu un grand producteur de transgénique, l'introduction de ces Ogm, a fait croître l'utilisation des pesticides. Parce que les Ogm ne résistent qu'à un certain type d'acariens, et aussi, favorisent l'éclosion de certains autres types d'insectes, parfois peu nombreux auparavant.

De plus, un développement des Ogm demande une certaine qualité de sol, de la disponibilité en eau, ainsi que des moyens financiers, pour que le paysan puisse faire face à toutes les charges qu'induit la bonne utilisation de biotechnologies.

Et chose importante, soulignera le consultant, une fois que l'on aura introduit les Ogm, il ne sera plus jamais possible de faire marche arrière.

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SOS-planete





Auteur : Mohamed GUEYE

Source : www.lequotidien.sn