Le contrôle de l'infiniment petit - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/10/2011 à 21h23 par Fred.

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Le contrôle de l'infiniment petit

 
Leur présence marquée dans les produits de consommation courante interpelle. D'autant que les informations sur le sujet manquent.

Une brique de la taille d'un atome. Un élément de construction si petit que l'idée même de pouvoir simplement le manipuler défie l'entendement.

Et pourtant, la recherche fondamentale en nanotechnologies ne cesse d'ouvrir la voie à de nouvelles percées techniques dans le domaine. Ecrans plats, peintures anti-graffiti, vitres autonettoyantes ne sont que quelques-unes des applications les plus célèbres, les plus spectaculaires aussi.

(...)

Production industrielle

"Ce qui a changé, c'est que nous sommes aujourd'hui capables de produire des nanomatériaux de synthèse." Et donc de tirer partie de manière industrielle des propriétés connues de certaines substances présentes dans la nature.

"A l'image du nitrate d'argent", note Roman Fasel. "Celui-ci était par exemple employé depuis longtemps pour ses propriétés biocides." Désinfectantes en somme. Là où le nitrate d'argent passe les bactéries, elles, trépassent.

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A l'échelle de l'atome

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Une nouvelle gamme de polluants

Dans la minuscule seringue connectée au microscope de l'Eawag*, un liquide des plus translucides. En apparence du moins. Car une fois les yeux placés en face du binoculaire, difficile de ne pas rester croché sur la frénésie qui agite la zone mise en lumière par le laser de l'instrument.

"Nous filmons l'échantillon pour connaître la taille des nanoparticules qui y sont en suspension", explique Lena Röhder, doctorante en toxicologie environnementale.

A l'aide d'un logiciel particulier, la chercheuse pourra déterminer la vitesse de déplacement des particules et ainsi en déduire la taille.

"Les plus petites sont les plus rapides", poursuit Lena Röhder. "Celles-ci sont de l'ordre de 160 nanomètres." Sur l'écran, au milieu d'un nuage de taches indistinctes, l'ordinateur cible d'une croix les nanoparticules.

La marque indélébile de l'amiante

Sur le site de Dübendorf, une vingtaine de personnes étudient les effets des nanomatériaux sur l'environnement. Comme l'Eawag l'a déjà démontré avec l'oxyde de titane lessivé à partir de revêtement de façade, il n'est pas rare que des nanoparticules de synthèse se retrouvent dans l'environnement, dans l'eau notamment.

"Prenez l'exemple des chaussettes antiodeurs ou de tout autre textile qui comportent des nanoparticules", explique Laura Sigg, chimiste à l'Eawag. "Une fois les textiles lavés, des nanoparticules peuvent terminer leur course dans l'eau et donc dans l'environnement. Des études sont menées pour savoir comment les nanoparticules sont retenues par les stations d'épuration."

Laura Sigg travaille actuellement sur la toxicité des nanoparticules d'argent sur des organismes aquatiques, les algues notamment.

"Nous mesurons à quels dosages ces polluants sont nocifs et comment ils agissent sur la photosynthèse des algues." Des algues qui sont à la base de la chaîne alimentaire aquatique, ajoute la chercheuse. "L'Eawag est, par ailleurs, partie prenante du Programme national de recherche 64 sur les chances et les risques des nanomatériaux."

Aux yeux de la scientifique, il est essentiel de mieux comprendre les nanoparticules pour cibler leur utilisation et mesurer les effets de cette nouvelle technologie.

"Le sujet est très sensible concernant les particules volatiles qui peuvent être inhalées", détaille Laura Sigg. Le souvenir de l'amiante n'est jamais loin.

"On ne peut pas laisser les personnes qui travaillent dans l'industrie être exposés à des substances potentiellement dangereuses. De notre côté d'ailleurs, nous manipulons les poudres sous hotte aspirante afin d'éviter tout problème."

Roman Fasel de l'Empa abonde. "Les produits doivent être stables", note le chercheur de l'Empa. "Les nanoparticules doivent le cas échéant être intégrées à des matrices dans lesquelles elles sont figées."

"Et il est normal que les gens s'interrogent", poursuit-il. "Mais je suis confiant. Je pense que le travail qui est fait sur la toxicité des nanomatériaux, va dans le bon sens." yhu

*L'Institut de recherche de l'eau du domaine des EPF.

3 clefs pour comprendre

1 : Un nanomètre Un nanomètre (nm) est 50 000 fois plus fin que l'épaisseur d'un cheveux. Une molécule d'un nanomètre est à une orange ce que ce fruit est à la planète terre.

2 : Recommandations suisses La Suisse ne dispose pas de législation spécifique aux nanomatériaux. En 2009, les autorités fédérales ont cependant édicté des recommandations pour les producteurs sous forme d'une grille d'instrument les aidant à prendre en compte les potentiels risques qui pourraient être générés par les nanomatériaux.

3 : Etiquetage européen L'Union européenne rendra obligatoire, dès 2013, l'étiquetage de tous les ingrédients présents sous la forme de nanomatériaux avec la désignation "nano". Le devoir de notification aux autorités et les données de sécurité correspondantes y sont, de plus, obligatoires.

A suivre ici
 

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Un article de YANN HULMANN, publié par lenouvelliste.ch

 

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Auteur : YANN HULMANN

Source : www.lenouvelliste.ch

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