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Cette actualité a été publiée le 05/11/2010 à 20h57 par Tanka.


LE CONSTAT «SEVERN»

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Le constat «Severn»

ENTRETIEN. Le professeur Gilles-Eric Seralini rencontre le public aujourd'hui après la projection d'un documentaire.

Dans son documentaire Nos enfants nous accuseront, Jean-Paul Jaud tirait la sonnette d'alarme quant à nos habitudes alimentaires et à ses méfaits sur la planète. Avec Severn, la voix de nos enfants, il s'intéresse aux solutions pour changer les choses.

Du Canada au Japon, il a rencontré de nombreux spécialistes et filmé ce qui a été mis en place pour changer la donne, préserver l'environnement et améliorer nos conditions de vie. Une avant-première est organisée aujourd'hui par l'Amap pays d'Elbeuf, la Maison des jeunes et de la culture, le centre du Puchot, le centre social Boby-Lapointe et Attac Elbeuf au cinéma Grand Mercure. Avec un invité pointu, le professeur Gilles-Eric Seralini, président du conseil scientifique du Criigen (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique), professeur à l'université de Caen et intervenant du film.

Comment définiriez-vous ce documentaire?

Gilles-Eric Seralini: «C'est un regard lucide et des propositions de solutions à des problèmes qui existent dans l'agriculture et notre alimentation. Des problèmes environnementaux et sanitaires. L'agriculture intensive sert plus à nourrir des cochons que des enfants! Sans oublier l'impact des OGM et la baisse de la biodiversité.»

Pourquoi intervenez-vous ?

«Mon travail de recherche porte sur les pesticides et la santé. J'ai également participé à un colloque sur la biodiversité le mois dernier au Japon et collaboré à la rédaction d'un protocole international sur la nécessité de réglementer les OGM. L'agriculture est trop intensive. Sur 30000 espèces bien connues, seules quatre représentent 60% de l'énergie alimentaire actuelle: le blé, le riz, le soja et le maïs. Cela entraîne de grandes monocultures qui réclament des grands espaces, attirent le parasitisme et nécessitent l'utilisation lourde de pesticides.»

Quel est l'impact?

«Il y a les pathologies environnementales. Et les risques pour la santé: cancer, problèmes de fertilité, maladies génétiques, hormonales, nerveuses...»

Le film présente des pistes pour en sortir. Que préconisez-vous?

«Il faut réussir à rendre l'autonomie aux continents. Consommer des fraises d'Argentine, ça n'a pas de sens! Il faudrait aussi développer la biodiversité et l'éco-culture. Severn montre un exemple très parlant au Japon où la production de riz est couplée à l'élevage de canards: les animaux se nourrissent des mauvaises herbes dans les rizières. Maintenant, le public a compris les problèmes, il faut passer aux solutions.»

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Auteur : Anthony Quindroit

Source : www.paris-normandie.fr

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