Communiqué de l'Académie Nationale de Médecine concernant l'aide de la Vitamine D contre la Covid-19

Le comportement des nanoparticules dans les cours d'eau - Demain l'Homme

Accueil

Cette actualité a été publiée le 02/03/2013 à 21h38 par Fred.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager par mail
Le comportement des nanoparticules dans les cours d'eau

 

A l'aide d'un modèle de diffusion des produits chimiques dans l'environnement, un projet du Programme national de recherche "Opportunités et risques des nanomatériaux" (PNR 64) a étudié le transport de nanoparticules de dioxyde de titane sur toute la longueur du Rhin.

Le dioxyde de titane nous accompagne aujourd'hui au quotidien. A l'échelle nanométrique, il est notamment utilisé dans les crèmes solaires. Il assure une protection élevée contre les UV, sans toutefois laisser de film blanchâtre et collant sur la peau.

Les nanoparticules de dioxyde de titane sont également appréciées dans les peintures à dispersion parce qu'elles stimulent la dégradation des salissures sous l'effet de la lumière. Ainsi, les façades se nettoient d'elles-mêmes.

Tout cela paraît fort utile. Mais que deviennent les nanoparticules de dioxyde de titane lorsqu'elles parviennent dans l'environnement ? Vu l'utilisation de plus en plus large qui est faite de ce matériau, il devient urgent d'apporter une réponse à cette question.

Les nanoparticules dans un modèle environnemental

Dans le cadre du PNR 64, un projet de recherche vise à découvrir comment les nanoparticules de dioxyde de titane se diffusent dans l'environnement. L'accent est mis sur leur persistance dans les cours d'eaux, puisque, en raison de leurs utilisations, c'est surtout là que les nanoparticules de dioxyde de titane sont libérées.

Pour tirer ces questions au clair, le groupe de recherche de l'EPF de Zurich utilise un modèle de diffusion des produits chimiques dans l'environnement. Ce genre de modèle environnemental aide à prédire comment les substances chimiques sont transportées dans l'environnement et où et à quelles concentrations elles s'y accumulent. De tels modèles sont déjà bien au point pour les produits chimiques traditionnels, mais n'en sont encore qu'à leurs premiers balbutiements pour les nanoparticules.

En effet, dans les cours d'eau, les nanoparticules de dioxyde de titane ont un comportement totalement différent de celui des produits chimiques organiques : elles ne sont pas dégradées et ne passent pas de l'eau à l'air.

En revanche, elles adhèrent aux matières en suspension dans l'eau et se déposent avec elles dans les sédiments. Il convient donc d'abord de définir, pour le modèle, les processus qui influent sur les nanoparticules de dioxyde de titane dans les cours d'eau, et de les mesurer en laboratoire.

Un dépôt rapide au fond du fleuve

Dans une étape ultérieure, des données environnementales concrètes sont requises afin de découvrir comment les particules se comportent sur toute la longueur d'un fleuve. La base du modèle est constituée par le Rhin, qui est subdivisé en 520 segments. Si le débit de l'eau et le comportement des nanoparticules de dioxyde de titane sont connus à l'intérieur de chaque segment, le modèle permet de calculer combien de particules demeurent dans ce segment et combien sont véhiculées jusqu'au suivant.

Ainsi, le modèle fournit, sur les 700 kilomètres parcourus par le fleuve, des estimations de la concentration des particules dans l'eau courante et dans les sédiments, ainsi que de la quantité de particules qui se retrouve finalement dans la mer du Nord.

Les résultats du modèle montrent que plus de 90% des nanoparticules se déposent – d'ailleurs assez rapidement - dans les sédiments du fleuve. La fixation des nanoparticules aux matières en suspension constitue donc un processus central qui définit les endroits où les nanoparticules s'accumulent dans les cours d'eau.

Pour les chercheuses et les chercheurs, cela signifie, d'une part, qu'ils devront mesurer plus précisément que dans le passé la fréquence à laquelle les nanoparticules de dioxyde de titane rencontrent des matières en suspension - des améliorations techniques du processus de mesure sont actuellement en cours.

D'autre part, puisque les particules s'accumulent surtout au fond du fleuve, il faudra aussi en étudier les effets sur les organismes qui y vivent.

 

Cet article vous est transmis pour information. Nous n'approuvons pas, bien sûr, l'apologie des nanotechnologies, puisqu'elles se développent sans aucune éthique.

 

Un article de PD Dr. Martin Scheringer, publié par snf.ch et relayé par SOS-planete

 

Ce post vous est transmis grâce au dispositif mis en place par l'équipe bénévole des lanceurs d'alerte de  

SOS-planete. Si vous jugez son contenu intéressant, n'hésitez pas à le partager au sein de votre entourage proche et virtuel (contacts, réseaux sociaux). Un petit clic qui se propagera naturellement sur la Toile. Merci de participer concrètement, ou à votre façon, à cette tâche d'information et d'éveil des consciences, donc à la sauvegarde de notre planète vivante et de l'Humanité.

 

Le module de news "Comment va la belle bleue ?" en grand écran

Lance-toi ! Deviens lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage ! - Alertes

Recevoir chaque jour les infos scientifiques dans sa boite aux lettres

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

      

 

Mine de connaissances - Contacter l'équipe : vivant12)at(free.fr

 

Auteur : PD Dr. Martin Scheringer

Source : www.snf.ch

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter Fred
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr

Commentaires des internautes

Laisser un commentaire sur cette actualité

Aucun commentaire n'a encore été déposé sur cette actualité.