Le changement climatique est là - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/04/2012 à 17h27 par Fred.


LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EST LÀ

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Le changement climatique est là

 

Denis Capdegelle, de Météo France, vient de donner deux conférences sur le changement climatique. Un sujet qui plaît de plus en plus sur un phénomène que l'on commence à constater, y compris dans le Gers.

Le changement climatique, on en entend parler pour les menaces qu'il fait peser sur la banquise, les populations menacées par la montée des eaux. Est-il vraiment constaté, quelles seront ses conséquences dans le Gers ? Délégué départemental de Météo France, Denis Capdegelle répond.

Récemment, un responsable agricole disait que l'agriculture est habituée aux crises météorologiques mais qu'elles deviennent plus fréquentes. Est-ce un signe de changement climatique ?

L'échelle temporelle du changement climatique, ce n'est ni l'année, ni la décade, ni même ma normale de trente ans, c'est le siècle. Mais il y a quand même des faits remarquables.

Les années 2000 ont été les plus chaudes et les plus sèches depuis cinquante ans. Donc on voit qu'on est dans un cycle où la température augmente... En fait, on peut parler d'un changement climatique plus que d'un réchauffement.

Comment peut-il se traduire ici ?

Des phénomènes exceptionnels plus fréquents. La sécheresse de 2003 ne reviendrait pas tous les dix ans mais tous les ans. On avoisinerait plus facilement les 40°. Dans ces cas, les plantes souffrent et les corps aussi. Il va falloir adapter les cultures.

Les cultures de plantes méditerranéennes peuvent remonter jusqu'ici. C'est déjà le cas. J'ai donné une conférence au lycée de Mirande où il y avait un agriculteur qui a planté des oliviers dans le Gers. Des études de l'INRA parlent des oliviers, palmiers, abricotiers, agrumes. Il suffit de voir ce qu'on trouve dans les jardineries.

Pour les plantes qui ont besoin d'eau, les régions de maïsiculture, c'est déjà un problème. Le prochain problème important sera la gestion de l'eau.

Mais plus concrètement, comment ce serait ici ?

Des périodes chaudes et sèches comme en 2003, des quantités de précipitations importantes en hiver mais concentrées sur peu de temps, des hivers plus doux, ce qui va amener à modifier les modes culturaux.... Il y aurait une disparition des chênaies, plutôt des petites forêts comme en Méditerranée.

Tout ce qui est maladie et insecte va évoluer. Les criquets d'Afrique du Nord, on commence à en voir dans le Languedoc. C'est sûr qu'ils vont trouver à manger ici. La culture du tournesol remonte jusqu'au Danemark.

Un autre élément qui nous fait basculer [en faveur du changement climatique], ce sont les événements extrêmes. Par exemple, cette année, en janvier-février, on avait de -4 à -10° le matin et dix jours plus tard vous êtes à 20°. En mai, on peut voir du -1° le matin et 30° l'après-midi. Vous avez planté le maïs vous êtes contents, il est échaudé. Les orages ne sont pas plus nombreux mais ils sont plus violents. On ne peut pas dire que tout ça est exceptionnel, c'est remarquable.

 

Un article de ladepeche.fr

 

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Source : www.ladepeche.fr