Le Chamanisme, en substances... - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 14/10/2009 à 18h55 par Tanka.


LE CHAMANISME, EN SUBSTANCES...

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Le Chamanisme, en substances...

Information recueillie par Tanka.

Mitakuye oyasin

par Claude Cléret

Sujet chaud, d'accord... donc abordons-le factuellement et en toute objectivité.

Depuis quelques temps, je reçois des questions sur les 'substances' qui peuvent être utilisées pour provoquer ou accompagner des états modifiés de conscience, parfois dans le cadre de pratiques liées au chamanisme. On m'interroge aussi bien sur de simples extraits de plantes que sur des sujets plus glissants. En plus, le sujet (re)devient d'actualité (débat relancé en France sur la légalisation du cannabis).

J'aimerais donc le traiter une bonne fois pour toute, dans un article de fond – peut-être un peu long, mais je pense que c'est important. En particulier, je vois beaucoup d'absurdités ça et là sur internet, et l'ignorance est ce qui nous bloque le plus...

Alors ok, d'accord, c'est un sujet sujet délicat de la psyché humaine (le tryptique sexe, argent et drogues de toutes sortes – ils se retrouvent dans la chimie du cerveau comme sur le divan du psychanalyste !), et certains seront peut-être choqués de me voir en parler ici. Mais, restez avec moi deux minutes et vous verrez que cet article pourrait sans crainte être partagé avec ma mamie Lucienne (90 ans le mois dernier !). Et comme Montaigne, n'oublions pas que ‘rien de ce qui est humain ne m'est étranger'.

Un mot aussi à ceux qui vont me dire : mais bon sang, Claude, tu en sais trop sur le sujet pour être honnête ! Vous savez, mon fils de 4 ans connaît les noms de tous les engins de chantiers... Pourtant, il n'en a jamais conduit un seul ! Je fais comme lui, je me renseigne. Je me (r)enseigne et j'enseigne (et oui, amis de Palo Alto, j'en saigne parfois aussi sur mon clavier, surtout quand je passe une nuit blanche sur le sujet alors que je suis en plein changement de serveur. Mais il y a des choses qui doivent être faites, comme une évidence, ne me demandez pas pourquoi. Par contre, merci de l'avoir remarqué et pour votre compassion :-) ).

Tentons donc d'apporter un peu de lumière scientifique et rationnelle sur cette part d'ombre de l'être humain.

Tout d'abord, cela va sans dire mais sans doute mieux en l'écrivant, je ne cautionne pas l'usage des drogues, quelles qu'elles soient. En même temps, je ne juge les pratiques de personne, chacun son histoire, son curriculum et son Karma. Je dis simplement que l'alcool, le tabac et nombres d'autres choses, apportent le plus souvent des toxines – ou du moins des substances chimiques actives – à notre corps fragile (qui est un temple, etc.) qui risque d'en être affecté, voir de devenir dépendant. En même temps, je bois quand même un verre de temps en temps, et je reconnais que certaines plantes sont bénéfiques... J'appelle donc au discernement et à la responsabilité de chacun, en conscience. Le fait que la race humaine aime à s'intoxiquer (sur tous les plans) et y prenne du plaisir, est un des grands mystères de la création... et illustre bien l'ambiguïté qui est la notre :-)

Deux approches opposées mais également respectables : les sans et les avec...

Pour en revenir au sujet, je voudrais avant tout contraster deux positions, tout aussi respectables à mon sens car spirituellement authentiques.

Bob Monroe (je suis fan !), grand explorateur de la conscience devant l'éternel, cherchait une méthode sans danger et reproductible, et avait donc exclu d'office toute ingestion – d'où ses travaux sur le son (hemi-sync, etc.). C'est plutôt mon approche d'ailleurs (M3G, etc.).

De l'autre côté, depuis la nuit des temps mais sans vouloir les réduire à ça, les peuples premiers et autres chamans manipulent avec talent des plantes pour ‘ouvrir les consciences' (exemple connu, même si controversé, le Don Juan de Carlos Castaneda utilise sa ‘petite fumée' : ‘je marche sur des chemins qui ont du coeur,et là je regarde, je regarde, je regarde...').

Entre eux, il y a toutes les positions médianes des explorateurs de la conscience (connus comme Baudelaire et ses paradis artificiels; ou inconnus comme beaucoup dans les années 70).

Tentons donc de dépasser nos préjugés sociaux pour considérer les faits de manière globale, sous le prisme du développement de la conscience.

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