Citation de René Barjavel: Les hommes ont libéré les forces terribles que la Nature tenait enfermées

Le cas d'eau de Veolia - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 27/06/2011 à 13h48 par Kannie.

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Le cas d'eau de Veolia

 

Ce 18 juin, à Nguécokh, un gros bourg situé dans la région de Kaolack au Sénégal, tout le monde a répondu présent à l'appel. Notables et sommités attendent le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, au milieu de la foule chamarrée des villageois endimanchés. La chaleur est étouffante et la sono assourdissante.

Mais l'événement, l'inauguration d'une unité mobile de traitement de l'eau, est d'importance dans cette région rurale où l'accès à l'eau potable est encore un privilège.

Celle consommée par les habitants de cette contrée provient directement -via un système de forage et un château d'eau desservant des bornes fontaines- des nappes du bassin arachidien. Une eau « empoisonnée », rendue imbuvable par sa teneur en sel et insalubre par ses taux élevés de fluor : 3,25 mg par litre. Un surdosage lourd de conséquences sanitaires pour la population qui en porte des stigmates visibles. Les sourires laissent aparaître des dents maculées de traces rougeâtres. Certains souffrent de fortes douleurs articulaires et la mortalité infantile est particulièrement élevée dans cette région. Il fallait agir.

L'unité de défluoration et de dessalement de l'eau a été conçue et financée par la Fondation Veolia Environnement à hauteur de 80 000 euros. Une opération pilote menée en collaboration avec l'ONG sénégalaise Enda. Le but était de délivrer une eau pure sans que son coût en soit augmenté pour la population.

«Nous avions l'expertise technique pour intervenir, explique Thierry Vandevelde, délégué général de la fondation, mais il nous fallait d'abord comprendre comment l'eau était gérée par les autorités du village afin de fournir une réponse technologique qui, par sa maintenance, réponde à ces objectifs.»

L'installation fonctionne sur le principe de l'osmose inverse, un procédé qui a fait ses preuves pour le dessalement d'eau de mer. Elle permet de produire de 50 à 80 mètres cubes d'eau potable quotidiennement, pour un prix avoisinant les 70 centimes d'euro le mètre cube. Une quinzaine de villages en profitent d'ores et déjà. Ils seront 25 dans quelques mois, soit plus de 13 000 résidents.

Un pas de plus vers l'objectif du millénaire fixé en 2000 à New York sur l'accès à l'eau potable en Afrique, et qui pourrait faire école. Selon l'Unicef, en Afrique de l'Ouest et du Centre, 155 millions de personnes sont privés de cette source de vie.

 

Un article de Martine Betti-Cusso, publié par Le Figaro

 

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Auteur : Martine Betti-Cusso

Source : www.lefigaro.fr

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