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Cette actualité a été publiée le 09/04/2012 à 12h11 par Tanka.


LE BIO À LA CANTINE, CE N'EST PAS PLUS CHER

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Le bio à la cantine, ce n'est pas plus cher

 
Le public ne s'est pas bousculé à la porte du Trait-d'Union pour suivre les manifestations proposées dans le cadre du Printemps du développement durable.

Pourtant, « l'environnement, le devenir de l'activité agricole (production et distribution), l'alimentation sont des questions d'intérêt général, d'actualité et qui le seront plus encore dans les années à venir », a souligné Jean-Bernard Saintilan, adjoint impliqué dans cette démarche, jeudi en préambule au débat animé par Édouard Bouin. Ce dernier, médiateur scientifique, enseignant à l'université de Rennes, gère aussi un domaine (Fondation Polignac) de 176 ha, sur la commune de Guidel, entièrement dédié à la culture biologique.

Des incohérences

Édouard Bouin a apporté un précieux éclairage sur ces enjeux, après avoir rappelé quelques chiffres. « En 2011, les pesticides ont été l'une des causes principales des cancers chez les enfants. 2 000 sont morts de cette maladie sur les cinq dernières années.

Selon la MSA, 12 % des maladies professionnelles chez les agriculteurs sont des tumeurs. 70 % de celles-ci sont liées à l'usage de pesticides ».

Il s'inquiète d'autorisations redonnées pour l'épandage de pesticides par avion ou ULM, la réutilisation de 64 molécules dont « un fongicide perturbateur endocrinien sur les poissons, les oiseaux et les herbivores.

Selon l'autorité européenne de santé alimentaire, les risques pour l'homme ne sont pas exclus ».

Une prise de conscience

Cependant les choses bougent grâce à une prise de conscience de citoyens de plus en plus nombreux, y compris dans les sphères dirigeantes professionnelles et chez les élus.

Pour l'illustrer, Édouard Bouin cite la commune de Langoet (35) dont la cantine est passée totalement en bio avec approvisionnement en circuit court, préparation des repas sur place... sans coût supplémentaire.

Mieux, le taux d'aliments jetés à la poubelle est tombé de près de 40 % à environ 5 %.
 

 
À ceux qui mettent en avant un coût plus élevé de ce type de restauration, Édouard Bouin répond : « pour obtenir un prix équivalent, il faut faire tous les repas en bio et diminuer la part de viande en lui substituant des protéines d'origine végétale ».

L'intervenant demeure convaincu « qu'il est possible de créer de l'emploi en faisant en sorte que les agriculteurs gagnent bien leur vie tout en favorisant l'agriculture de proximité ».
 

Un article d'Ouest-france
 

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Auteur : Ouest-france

Source : www.ouest-france.fr

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