La voiture en perte de vitesse - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 23/11/2009 à 22h25 par Jacques.


LA VOITURE EN PERTE DE VITESSE

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La voiture en perte de vitesse

Information sélectionnée par Jacques

Avec la crise et l'érosion du pouvoir d'achat, les Français posent désormais un regard plus critique sur l'automobile. Un Français sur deux l'utilise moins depuis deux ans (52 % des Français).

La fin du mythe à quatre roues ?

Rien ne va plus au pays des aficionados du tout automobile. Jadis outil et vecteur de reconnaissance, qualifié par les services fiscaux de signe extérieur de richesse, l'invention du fardier de Joseph Cugnot (premier véhicule à vapeur) ne fait plus rêver. Aujourd'hui 69 % des automobilistes considèrent la voiture comme un moyen de transport dans lequel il faut dépenser le moins possible. Et pas moins de 74 % dénoncent un poste de dépense désormais qualifié de beaucoup trop lourd.

Une perception évolutive

A la lecture de l'enquête en ligne menée par Benchmark Group (*) en septembre dernier sur « Les Français et l'automobile : ce qui est en train de changer », il apparaît que les perceptions se modifient et que de nouvelles attentes se font jour.

La raison prime largement sur l'affect. Lors du renouvellement, 75 % des automobilistes changeront pour une voiture qui consomme moins. L'attente pour des véhicules moins gourmands s'intensifie avec l'âge. Dans un même élan, 30 % des possesseurs d'une grande voiture comptent en changer pour un modèle de plus petite taille en vue de réaliser des économies substantielles.

Au rang des freins à l'utilisation de la voiture figurent par ordre d'importance : le prix du carburant, les risques de verbalisation, la problématique du stationnement et du trafic. N'en déplaisent aux grandes compagnies et sociétés d'économie mutualiste, un quart des répondants du panel envisagent de réduire leurs dépenses d'assurance dans les douze mois à venir.

Les garagistes habitués à majorer régulièrement le coût de leurs interventions ont du souci à se faire. Le pourcentage d'automobilistes désireux de réaliser des économies sur les dépenses d'entretien et de réparation varie de 73 à 83 % selon les catégories socioprofessionnelles. D'où l'engouement pour les garages indépendants et les travaux réalisés soi-même.
La dimension écologique

Le secteur du transport est pointé du doigt. Dans l'histoire des pays industrialisés, c'est aujourd'hui le seul domaine d'activités dont la production de gaz à effet de serre (GES) croît continûment. En France, il génère 38 % des émissions totales, dont les quatre cinquièmes sont imputables au seul transport routier. Aujourd'hui, un Francilien produit, en moyenne, plus de 5 tonnes de CO2 par an.

Face à cette prise de conscience écologique et environnementale, 52 % des sondés se disent prêts à acheter une voiture hybride. Malgré un déficit de notoriété, un quart d'entre eux pourrait même se laisser séduire par l'utilisation du carburant E85 issu de la famille des bioéthanols. En revanche l'intérêt pour les véhicules électriques se heurte toujours à des contraintes d'ordre pratique : le rechargement et le coût de remplacement des batteries.
User sans abuser

Corollaire de la crise ou changement radical des mentalités, un intérêt significatif pour une utilisation « à la demande » de la voiture se fait jour. Une tendance qui coïncide avec la montée en puissance de solutions alternatives : la location ou l'autopartage qui emportent respectivement l'assentiment de 20 et 26 % des sondés. Si la formule séduit davantage les habitants des plus grandes agglomérations et les 50 ans et plus, il y a loin de la coupe aux lèvres.

74 % des personnes interrogées ne se déclarent pas ou peu intéressées par le fait de louer une voiture à l'heure pour se déplacer en ville, en la prenant et la laissant à des stations. L'intérêt pour un service identique dispensé à l'aide de voitures électriques à 2 places n'emporte les suffrages que de 34 % des sondés. Autant d'éléments qui préfigurent une évolution majeure dans la manière de consommer l'automobile.

(*) Enquête réalisée en ligne, au cours du mois de septembre 2009, sur un échantillon de 1.796 personnes.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire