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Cette actualité a été publiée le 08/05/2010 à 22h51 par Jacques.


LA VOIE À UNE UTILISATION MASSIVE DE L'ÉOLIENNE

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la voie à une utilisation massive de l'éolienne

En 2020, notre pays a prévu un parc éolien de 25 000 MW qui devrait permettre d'éviter l'émission par le secteur énergétique de 16 millions de tonnes de C02 par an. L'éolienne est certes intermittente, mais prévisible à court terme et peut contribuer significativement à l'équilibre du réseau à l'échelle du territoire.

Le caractère intermittent de l'énergie éolienne est une réalité physique mais les progrès de la modélisation et de la prévision météorologique permettent d'anticiper de mieux en mieux. En quelques décennies, malgré la variabilité de nos consommations électriques, les gestionnaires de réseaux électriques ont réussi à prévoir les variations de l'appel de puissance des consommateurs.

Les études réalisées par RTE démontrent que la productivité du parc éolien français est largement supérieure à la moyenne européenne. Cette spécificité s'explique par le caractère particulièrement avantageux des régimes de vent français (deuxième gisement éolien en Europe, derrière la Grande-Bretagne).

En France, nous disposons de trois régimes climatiques différents et complémentaires : océanique, continental et méditerranéen. De ce fait, le vent souffle toujours dans une région ; C'est ce qu'on appelle le « foisonnement ».

Par ailleurs, contrairement à certaines affirmations, l'électricité d'origine éolienne ne nécessite pas une puissance équivalente en centrale thermique pour pallier ses variations.

Selon les experts du gestionnaire du Réseau de Transport d'Electricité, un parc éolien national d'une puissance de 10 000 MW, réparti sur les trois régions climatiques, apporte la même puissance garantie que 2800 MW de centrales thermiques à flamme, évitant ainsi les émissions de CO2 associées.

En 2020, nos éoliennes produiront de manière quasi continue 3 000 MW. La production oscillera entre 1 000 MW et 5 000 MW pendant 70 % de l'année. La production dépassera 5 000 MW pendant 15 % de l'année et se situera sous 1 000 MW pendant les 15 % restants. Il s'agit d'une production bien plus régulière que l'on ne le dit parfois. Son installation permet d'éviter d'avoir recours à un certain nombre de centrales thermiques.

Selon l'étude effectuée par RTE à ce sujet, une puissance éolienne de 10 000 MW correspond en réalité à une puissance moyenne de 2 860 MW. Par ailleurs, une telle installation de 10 000 MW éoliens permet en fait de produire 24 TWh en l'espace d'une année, ce qui correspond à la production de 3 000 MW thermiques qui fonctionneraient pendant 8000 heures par an. 10 000 MW éoliens se substituent ainsi à 3 000 MW thermiques à la fois en énergie et en puissance.

Cette étude conclut donc au fait que 10 000 MW d'éolien offrent une capacité de substitution de 3 000 MW de thermique à niveau de sécurité équivalent. Par conséquent, les besoins à l'extrême pointe pour RTE, qui atteindront 1 000 MW par an à partir de 2009, seront couverts par la capacité de substitution qu'offrira alors l'éolien entre 2009 et 2012.

Cette capacité éolienne nous épargnera des investissements dans le thermique.

Par ailleurs, il faut rappeler que les avancées technologiques récentes ouvrent la voie à une utilisation massive des énergies renouvelables.

En Allemagne, le Ministère fédéral de l'économie (BMWi) finance des technologies innovantes en stockage de l'électricité permettant d'intégrer la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables (en particulier éolienne), en forte croissance, dans le système d'approvisionnement électrique.

L'un des premiers projets soutenus par la nouvelle initiative du BMWi est la réalisation d'un accumulateur adiabatique à air comprimé en Allemagne. Cet accumulateur nommé ADELE est développé par un consortium d'entreprises, et le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR), la coordination du travail étant assurée par RWE.

L'objectif de ce projet est de stocker efficacement une grande quantité d'énergie et de la restituer au bon moment dans le réseau électrique. Une première installation de démonstration devrait être construite d'ici 2013, avec une capacité de stockage de 1 GWh et une puissance électrique de 200 MW.

Ainsi ADELE devrait être en mesure de fournir pendant 5h une quantité d'électricité constante au réseau, de la même manière que 40 éoliennes ultramodernes.

Quand le vent est fort, les accumulateurs à air comprimé permettent d'utiliser le surplus d'électricité produit par les éoliennes pour comprimer de l'air et l'injecter dans des réservoirs souterrains (de formations géologiques diverses : sel, roche, aquifère) à l'aide de compresseurs dans un circuit bidirectionnel. L'augmentation de la pression lorsque l'air est comprimé est accompagnée d'une forte croissance du potentiel énergétique du système.

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Source : www.notre-planete.info

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