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La viande contre le climat ? - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 15/10/2009 à 10h25 par lovely.

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La viande contre le climat ?

 

Information recueillie par Olivier

 

L'industrie de la viande elle est devenue l'une des principales causes anthropiques du réchauffement climatique. Une vérité qui dérange, mais n'est pas intangible.

Hier omnivore, l'humain moyen (à condition qu'il réside dans les contrées les plus favorisées de la planète) est en passe de devenir un carnivore patenté. Amorcée depuis un bon demi-siècle, cette mutation n'est pas sans poser quelques problèmes. Sanitaires, tout d'abord.

Sans aller jusqu'au régime alimentaire délirant de Morgan Spurlock (l'auteur du documentaire Super Size Me, ndlr), gavé de Big Macs, la consommation croissante de viande rouge peut accroître le risque de certains types de cancer, notamment colorectal. L'abus de cochonnaille est tout à fait indiqué pour les amateurs de records de taux de triglycérides et d'accidents vasculaires. Seul le poulet trouve encore grâce aux yeux des nutritionnistes. Pour combien de temps encore ?

La bidoche occupe le terrain. Parce qu'elle est devenue une base de l'alimentation d'une part croissante de l'humanité, la bidoche occupe de plus en plus de terrain. Selon un épais rapport de la FAO (Livestock's Long Shadow), l'industrie de la viande est l'activité humaine qui occupe le plus de surface au sol : 26% des terres dégagées des glaces sont occupées par le bétail et ses cultures nourricières. Au total, 70% des terres agricoles mondiales sont dédiées aux bovins, ovins, porcs et autres volailles. Colossal !

Mais le pire est, peut-être, à venir. Car, affirment les agro-industriels, il nous faut toujours plus de barbaque pour nous bien porter. Selon les prévisions de l'organisation onusienne, la production mondiale de viande devrait passer de 229 Mt/an (millions de tonnes par an), à l'orée du siècle, à 465 Mt/an vers 2050. Dans le même temps, la production de lait devrait, elle aussi, doubler, passant de 580 Mt/an à 1 043 Mt/an. Pour autant, il n'est pas certain que ce secteur en plein boom double le nombre de ses « employés », déjà considérable puisque évalué à 1,3 milliard de personnes.

Le bétail sabote la biodiversité

Exigeant, le bétail ne supporte pas de vivre dans la nature, la vraie. Aussi, à mesure que le cheptel augmente, il faut lui trouver de préférence des terrains libres et peu chers : la forêt. Sur les 825 écorégions identifiées dans le monde par le WWF, 306 sont menacées par l'avancée du bétail.

Conservation International tente de protéger 35 sites où la biodiversité est particulièrement exceptionnelle. L'organisation va devoir rapidement s'activer car 23 sont allègrement piétinés par les sabots des « animaux machine », chers à Descartes. L'Union internationale pour la conservationde la nature (UICN) constate que la plupart des animaux et des végétaux répertoriés dans sa « Liste rouge des espèces menacées » voient leur biotope dégradé par de la viande sur pattes.

Le bétail est-il un loup pour l'homme ? Oui, si l'on s'intéresse à la nourriture et à l'eau.

Les 22 milliards de bêtes à viande présents en permanence à nos côtés ou dans notre assiette bouffent à s'en faire péter la panse. En 2002, rappelle la FAO,625 Mt de maïs ont été utilisées par l'élevage. En 2030, ce tonnage devrait flirter avec le milliard de tonnes. Les amateurs de sucre de maïs (lesagro-industriels, par exemple) ou de pop corn ont du sang à se faire.

Une inquiétude que devront partager les buveurs d'eau. Nos petites têtes à cornes et à crêtes consomment 8% de l'eau potable mondiale. Un chiffre en augmentation constante. Leurs déjections (lisier, fientes, etc.) est aussi une source majeure de pollution des eaux. Si les Bretons préfèrent désormais l'eau en bouteille, c'est bien parce que le Réduit breton est devenu l'une des « usines à viande de la France » chères à Edgar Pisani.

Faute de chiffres globaux, revenons sur les lieux où tout a commencé. Aux Etats-Unis, donc, le bétail est à l'origine de 37% des rejets de pesticides (il faut bien protéger ses céréales). Il consomme la moitié des antibiotiques produits par l'industrie locale. Il est aussi responsable d'un tiers de la pollution des eaux par les nitrates et le phosphore. Toujours tenté par un Big Mac ? Lisez la suite.

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