La viande : 51% des émissions de gaz à effet de serre ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 04/11/2009 à 01h46 par Michel WALTER.


LA VIANDE : 51% DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE ?

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La viande : 51% des émissions de gaz à effet de serre ?

Information sélectionnée par Michel

Il est désormais largement reconnu que la production de viande représente un coût écologique au moins aussi désastreux que celui de l'industrie des transports. Une étude publiée par la FAO en 2006 officialisait ce fait en évaluant à 18% la part de la production de viande dans la totalité des émissions de Gaz à Effet de Serre. Une récente publication du Worldwatch Institute [1] révise ce chiffre, le portant désormais à ... 51%.

Le rapport de l'ONU

En 2006, le rapport de l'ONU publié par la FAO "Livestock Long Shadow" [2] avait fait couler beaucoup d'encre. Il officialisait et révélait au monde les conséquences catastrophiques de la production "moderne" de viande sur l'environnement.

L'analyse portait sur les émissions de gaz à effet de serre mais également de l'impact sur la biodiversité ainsi que la dégradation des sols, de l'air et de l'eau.La production de viande se hissait soudainement parmi les 2 ou 3 premiers facteurs les plus destructeurs de l'environnement.

A titre de comparaison, les estimations des émissions de gaz à effet de serre induites par l'élevage dépassaient celles de tous les transports réunis (voitures individuelles, camions, cargos, avions etc ...).Constatant qu'avec l'essor des pays émergeant la demande en viande allait doubler d'ici quelques années, les recommandations des rapporteurs incitaient, entre autres, à modifier les animaux et les végétaux génétiquement et à circoncire les derniers espaces naturels qui resteraient après la ruée vers la viande (en supposant qu'il en reste).

Les raisons, par l'exemple des petits lardons

Un premier rapport d'une Worldwatch Institute, dont il existe une traduction française, avait d'ailleurs sonné l'alerte en détaillant les raisons qui ne sont pas forcément évidentes au premier coup d'oeil. Pour l'illustrer, nous pourrions prendre l'exemple de banals et innocents "petits lardons".

Pour pouvoir proposer cet ingrédient à bas prix, il faut tout d'abord nourrir des cochons, pour cela on importe des tourteaux de soja. Cette espèce unique de soja OGM est produite en Amazonie en lieu et place d'une forêt primaire multi millénaire dont la biodiversité est détruite à tout jamais.

Cette culture nécessitera des engins agricoles, toutes sortes de pesticides et des millions de litres d'eau. Passons le transport en cargo dudit soja vers les élevages occidentaux où les cochons les attendent, parqués par milliers dans des conditions tout simplement abominables.

Même si la logique économique les réduits à des unités artificielles de production de petits lardons, il s'agit encore d'êtres vivants qui transformeront une grande partie de l'énergie qu'ils ingurgitent pour maintenir leur température interne, créer des os, créer du stress et autres besoins physiologiques non comestibles pour l'homme.

Leur triste "vie" supportée à grand renfort d'antibiotiques dans un univers de béton sera un fertile terrain de mutation à virus et générera des tonnes d'excréments qui finiront en algues vertes et autres émissions de gaz à effet de serre.

Après avoir été mis à mort et découpés par des robots de plusieurs tonnes ils finiront enfin sous forme de bons "petits lardons" qui devront être transportés sur de longues distance en respectant une chaine du froid grande consommatrice d'énergie (la viande se conservant beaucoup moins bien que les végétaux) pour devenir enfin disponible au rayon frais de votre supermarché... et avec un peu de chance, il y aura même une promotion ...

Contrairement à ce que pourrait laisser croire une analyse de premier degré, l'élevage tel qu'il est pratiqué pour pouvoir fournir en viande les concentrations urbaines ne créer pas de nourriture et ne favorise pas la préservation des espèces.

Le rendement thermodynamique de la production de viande est déplorable et au final, cette industrie détruit 7 fois plus de nourriture qu'elle n'en produit. En maintenant artificiellement la survie de quelques espèces domestiques, elle en extermine des milliers de sauvages, pour toujours.C'est une vérité encore difficile à admettre pour beaucoup d'occidentaux, mais une banale...


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