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La vérité dérangerait-elle à ce point pour engendrer autant de violence ? - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 28/11/2013 à 22h24 par Jacky.

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La vérité dérangerait-elle à ce point pour engendrer autant de violence ?

 

Titre initial :
Affaire Séralini : la revue scientifique sous pression

 

Food and chemical toxicology avait accepté l'étude sur un OGM tout en reconnaissant ses faiblesses. Elle se dédit aujourd'hui en voulant la retirer.

Pourquoi ?

POLÉMIQUE. C'est un moment délicat que vit Food and chemical toxicology, une revue à comité de lecture du Groupe d'édition néerlandais Elsevier. Violemment critiquée par une grande partie de la communauté scientifique pour avoir accepté l'article de Gilles-Eric Séralini sur la possible toxicité du maïs OGM NK 603, inondée de lettres et de pétitions de protestation comme de soutien (voir notre article « les acteurs d'une violente controverse »), elle n'évitera pas une nouvelle polémique en demandant au chercheur de l'université de Caen de retirer son papier.

Et pour cause. L'article initial avait été accepté par l'un de ses éditeurs associés, le catalan José Luis Domingo, professeur de toxicologie à l'université de saint Llorenc, en Espagne... lui-même auteur en 2007 puis 2011 de deux analyses très critiques des procédures d'évaluation des plantes génétiquement modifiées et surtout « de leurs lacunes ».

Il n'aurait pas été associé au second examen de l'article incluant les données brutes fournies depuis par Gilles-Eric Séralini.

Un ancien employé de Monsanto, rédacteur en chef associé de la revue scientifique

 

 

Or, après que la controverse a éclaté, la revue FCT aurait engagé début 2013 un ancien employé de Monsanto, Richard E. Goodman, comme « rédacteur en chef associé ». Spécialiste des allergies alimentaires à l'université du Nebraska (États-Unis), ce dernier oeuvre aussi à l'ILSI (International Life Science Institute), un lobby financé par les industriels de la chimie et de l'alimentation (dont Bayer CropScience, BASF et Monsanto..).

Les liens de ce lobby avec l'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) ont déjà fait scandale. Dès le mois de mai dernier, des observateurs anti-OGM s'inquiétaient de la possible influence de Richard Goodman, favorable aux biotechnologies, sur la politique de la revue FCT : ils auront beau jeu aujourd'hui de crier à la censure, quand bien même FCT aurait fait scrupuleusement son deuxième travail de lecture critique.

Déjà, un autre article, brésilien celui-là, sur la toxicité d'un OGM aurait été retiré, en toute discrétion, les chercheurs concernés n'ayant pas souhaité-contrairement au Pr Séralini- médiatiser l'histoire.

« Cette revue va peut-être avoir besoin de faire un sacré ménage »

La situation est-elle devenue inextricable ? Va-t-elle contribuer à radicaliser encore les deux camps ? « Cette revue va peut-être avoir besoin de faire un sacré ménage » note un observateur proche de l'ANSES, Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, un peu étonné des arguments invoqués par la revue pour justifier la rétractation du papier de Gilles-Eric Séralini.

« Il n'y a pas eu tromperie, souligne cet expert, habitué à éplucher la littérature scientifique en toxicologie. Et cette revue a déjà publié d'autres travaux portant sur un faible nombre de rats. Des études de ce type, inédites, sont intéressantes pour détecter des signaux biologiques, documenter de faibles niveaux d'exposition, produire des données qui interpellent les décideurs.

 

 

C'est utile quand on s'intéresse aux perturbateurs endocriniens, aux ondes électromagnétiques. Il faut simplement les prendre pour ce qu'elles sont : un indice, un signal... qu'il faut interpréter à sa juste valeur-via une analyse statistique- éventuellement creuser, chercher à répliquer. On ne peut exiger que toutes les études adoptent les protocoles des études réglementaires qui supportent des dossiers d'homologation et de réglementation : cela tuerait les démarches innovantes !».

Rappelons que l'ANSES avait fin 2012 vivement critiqué l'absence d'analyse statistique des données de Séralini mais souligné le caractère original de son travail (À venir notre article « ce que l'affaire Séralini a changé »), plaidant pour que d'autres études à vie entière soit menées.

 

Un article de Rachel Mulot, publié par sciencesetavenir.nouvelobs.com et relayé par  

SOS-planete

 
Je voudrais rassurer les peuples qui meurent de faim dans le monde : ici, on mange pour vous. Coluche

 
Lire également :
OGM : le scandale de trop ?

 

De Gazprom à Sotchi

 

 


L'Actualité vraie sur votre mobile du site étrange qui dérange même les anges !

 

      

 

Auteur : Rachel Mulot

Source : sciencesetavenir.nouvelobs.com

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