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La transition énergétique n'est plus une option - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 19/07/2011 à 23h05 par Kannie.

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La transition énergétique n'est plus une option

 

Avertissement : le présent billet reflète une opinion personnelle de son auteur et n'engage pas le Groupement écologie du PDC (dont il est le président). L'image choisie s'inspire de Michel-Ange mais aussi de l'illustration en couverture du livre de Michel Dubois, "la Transition énergétique".

La transition énergétique n'est plus une option, mais une nécessité impérative.

La terre, la mer et les énergies fossiles s'épuisent. L'Homme écrase la Nature, de son empreinte indélébile. La population mondiale ne cesse de croître : 7 milliards d'individus. Les inégalités se creusent. Fracture sociale, fracture numérique, nantis et pauvres.

Chaque jour, nous observons ce fossé se creuser, de manière inéluctable, comme une immense machine que l'on peine à arrêter. Pourtant, il nous faut agir et les actions locales se multiplient, les actions globales commençant à peine à prendre forme et à dessiner un avenir moins obscurci par la pollution des machines et les rejets de CO2.

Les changements climatiques auxquels nous assistons sont vertigineux : dans l'hémisphère Nord, dans l'hémisphère Sud, les catastrophes naturelles de grande ampleur et aux conséquences dramatiques sur les populations et les écosystèmes se multiplient -chacune d'entre elles établissant un nouveau record dans la dramaturgie de ses conséquences, alors que leur fréquence s'étalait dans un temps plus long, il y a encore moins d'un siècle.

Et l'avenir n'est guère prometteur : les hivers seront de plus en plus froids, les étés de plus en plus chauds, avec des conséquences importantes pour la santé publique en générale, et en particulier, pour les populations dites fragilisées (enfants, personnes âgées, personnes souffrantes, etc.).

Le raport du GIEC de 2007 dépeint un état du monde en 2030 peu reluisant, peu flatteur et que franchement, personne ne voudrait laisser raisonnablement à ses enfants.

Le climat et notre environnement auront connu des changements si importants, qu'il est difficile, aujourd'hui, les imaginer réellement, ou pour le moins en mesurer les réelles conséquences sur les modes de vie des générations qui nous succéderont.

Discours catastrophique ? Peut-être. Des scientifiques inutilement alarmistes ? Peut-être. Toujours est-il que cette nouvelle donne -qui en réalité, n'en est pas une- requiert de l'Humanité un changement qualitatif sans précèdent dans l'Histoire. Un changement qui risque d'être douloureux. Un changement dont la facture risque d'être vraiment salée, si nous n'y mettons pas, aujourd'hui, la volonté politique et les moyens financiers et économiques.

Comme le décrit de manière détaillée, pointue et fine, Michel Dubois, biologiste et ingénieur agro-économiste dans son livre «la Transition énergétique», nous sommes dans une période-clé, charnière diront certains, de l'histoire de l'homme moderne où des choix doivent être faits, des décisions importantes prises, pour le bien, la survie, de notre terre. "Où l'on voit que les habitudes ancestrales qui ont été des avantages durant l'histoire humaines ne sont plus adaptées à la situation nouvelle". Je crois que Michel Dubuis voit juste, lorsqu'il affirme ceci.

Face à ce présent terrible, caractérisé par des crises économique, sociale et géopolitique, Michel Dubois nous invite à voir le verre à moitié plein (plutôt qu'à moitié vide, comme le font certains), en misant sur la création et l'innovation et ce, afin de sortir la planète de la très mauvaise passe dans laquelle elle se trouve.

Création et innovation. La création et l'innovation doivent aller de pair avec le courage, la volonté d'initier des changements fondamentaux dans notre mode de vie et de consommation. Oui mais voilà, il n'y a pas de formule magique. Seules des actions coordonnées sur les plans politique, économique, social et environnemental nous permettront de laisser aux générations futures une terre dans un bien meilleur état qu'elle ne l'est actuellement.

Vous me direz : tout cela est formidable, mais les leviers d'actions à notre disposition -tout comme nos actions au quotidien, sont si faibles, en comparaison internationale, que «je ne vois pas pourquoi je devrais changer mon mode de vie». C'est vrai. De manière schématique -et peut-être, même simpliste-, quel est l'impact sur l'environnement mondial du tri de nos déchets, alors que les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) s'industrialise à une vitesse folle, sans réellement se soucier de l'empreinte environnementale que cette folle course implique ? La réponse, c'est peut-être «Penser globalement, agir localement».

Cette phrase élevée au rang de maxime, nous l'avons tous déjà entendue au moins une fois. Maxime ou pas, c'est bien de cela dont il s'agit. Car si chacun de nous faisait un effort dans sa relation avec la nature -trier les déchets, utiliser les transports communs, utiliser des ampoules moins énergivores, pour ne prendre que les exemples les plus classiques qui soient-, si chacun de nous se souciait un peu plus de son environnement, et bien, cela ferait déjà beaucoup de personnes au niveau local, dans le microcosme genevois.

Et soyons fous, imaginons un instant qu'un «chacun de nous respectueux de la terre qui l'entoure» se trouve aussi au-delà de la Versoix, au-delà de nos frontières invisibles nationales, au-delà des mers et des océans ; alors oui, l'Humanité pourrait se rêver un avenir pour sa terre plus raisonnable et harmonieux, que le chaos et l'épuisement des ressources auxquels l'Homme livre actuellement à son environnement immédiat.

Hans Jonas écrivait : «Le Prométhée définitivement déchaîné, auquel la science confère des forces jamais encore connues et l'économie son impulsion effrénée, réclame une éthique qui, par des entraves librement consenties, empêche le pouvoir de l'homme d'être une malédiction pour lui».

Le pouvoir de changer est en nous. Faisons-en donc bon usage pour notre environnement, pour la terre que nous voulons laisser à nos enfants. Pour que la transition énergétique ne soit plus perçue comme une option, mais bien comme une nécessité impérative.
 

Un article de Carmelo Laganà, publié par Tribune de Genève

 

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Auteur : Carmelo Laganà

Source : pdc-e.blog.tdg.ch

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