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Cette actualité a été publiée le 02/01/2011 à 15h13 par Tanka.


LA TORTURE, UNE PRATIQUE «RÉGULIÈRE» DANS LE MONDE

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La torture, une pratique «régulière» dans le monde

Selon le rapport d'une ONG, «plus de la moitié des Etats membres de l'ONU recourent à la torture».

La torture est une pratique «endémique et régulière» dans le monde. C'est le constat fait par l'ONG Action des Chrétiens pour l'abolition de la Torture (ACAT), qui publie jeudi son premier rapport sur le sujet.

L'association, qui dresse un tableau de la torture à travers l'étude de 22 pays sur cinq continents, estime que «plus de la moitié des Etats membres de l'ONU recourent à la torture».

«Un grand nombre d'Etats ont signé des traités qui interdisent l'usage de la torture mais en réalité, ils l'a pratiquent abusivement», précise François Walter, président d'ACAT. L'objectif pour ces pays est «d'obtenir des aveux d'une personne qui aurait commis un acte contraire à la loi ou de recueillir des renseignements sur un tiers», précise-t-il. «Mais elle est peut être utilisée à titre gratuit contre des détenus de droits communs».

Ces derniers forment la majorité des victimes, même si ce sont les cas de torture à l'encontre de militants des droits de l'homme, d'opposants politiques ou de journalistes qui sont le plus souvent médiatisés, précise le rapport.

La torture est pointée du doigt en Europe

Electrocution, abus sexuels, simulation de noyade, ou suspension par les poignets, sont quelques-unes des techniques les plus fréquemment utilisées par les Etats tortionnaires. Le rapport relève d'autres procédés effroyables comme par exemple le supplice de la crucifixion, désigné sous l'appellation «Jésus-Christ» qui se pratique en Erythrée ou la méthode de «lavement forcé à l'eau et au piment» qui se répand en Ouzbékistan.

On retrouve la torture en Asie, notamment en Chine où des cas sont régulièrement dénoncés par les ONG. Mais également en Afrique où «les régimes dictatoriaux ou à tendance dictatoriale, tels que la Mauritanie, le Soudan, le Zimbabwe, l'Ethiopie, l'Erythrée, la Guinée équatoriale et la République démocratique du Congo (RDC), érigent la torture en véritable système d'enquête et de répression au service de l'appareil sécuritaire», précise l'ACAT. Mais elle demeure également très répandue au sein des forces de l'ordre en Amérique latine, «héritage de décennies de dictatures militaires».

L'association relève aussi le danger de certaines législations antiterroristes qui couvrent la recrudescence de l'usage de la torture : «le cas de la Tunisie est à cet égard emblématique».

Les démocraties occidentales ne sont pas reste. L'Espagne est pointée du doigt pour les mauvais traitements infligés par ses fonctionnaires de police sur des migrants et la répression des terroristes de l'ETA. La France, quand à elle, est accusée de traitements inhumains et indignes. «On ne peut pas dire que la France pratique la torture. Mais nous avons relevés, par exemple, des actes excessifs commis par les forces de l'ordre à l'encontre d'étrangers ou de Français issus de minorités ethniques. L'usage abusif du Taser, ce pistolet à impulsion électrique, est également en cause», ajoute François Walter.

Avec ce rapport, le président d'ACAT espère «sensibiliser le grand public» à ce sujet. Selon lui, les populations ne sont pas suffisamment informées de l'existence de ces pratiques.

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Auteur : Audrey Pelé

Source : www.lefigaro.fr