La Terre à deux doigts du choc - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 13/02/2013 à 03h02 par kannie.


LA TERRE À DEUX DOIGTS DU CHOC

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La Terre à deux doigts du choc

L'astéroïde 2012 DA14

 

Un astéroïde va passer vendredi à moins de 30 000 km au-dessus de nos têtes. La surveillance se resserre autour de ces corps célestes

Un énorme projectile fonce sur nous. L'astéroïde 2012 DA14, d'un diamètre de 45 mètres et d'un poids de 135 000 tonnes, se dirige vers la Terre à la vitesse de 7,8 km/seconde.

De la même taille que le corps céleste qui s'est abattu il y a un peu plus d'un siècle en Sibérie centrale dans la région de la Toungouska, il est susceptible de créer comme lui une onde de choc plusieurs centaines de fois supérieure à celle de la bombe atomique d'Hiroshima et de dévaster des centaines de kilomètres carrés de forêts, de champs ou de zones bâties.

Mais il ne le fera pas. Lorsqu'il sera arrivé au-dessus de nos têtes, ce vendredi 15 février à 19h24 GMT (20h24 en Suisse), il descendra jusqu'à 27 700 km du sol, dans le périmètre de certains satellites, puis s'éloignera comme il est venu.

Visible d'Australie, d'Asie et d'Europe de l'Est avec de bonnes jumelles, l'événement est exceptionnel. Le passage d'un aussi gros astéroïde aussi près de la Terre ne se déroule en moyenne que tous les quarante ans. Surtout, 2012 DA14 est le plus grand objet céleste passant à proximité de notre planète à avoir jamais été anticipé par les scientifiques.

Découvert il y a une année en Espagne par un astronome amateur et aussitôt enregistré par l'institution de référence en la matière, le Minor Planet Center (de Cambridge, dans le Massachusetts), il a frappé d'emblée les esprits par sa trajectoire. Un cheminement qui le destinait à revenir frôler la Terre... et le condamnait à une étroite surveillance.

«A partir du moment où l'on connaît trois points d'une trajectoire, il devient possible d'en déduire une orbite, explique Raoul Behrend, astrophysicien à l'Observatoire de Genève. Le premier résultat est cependant grossier. Il faut l'affiner après en le confrontant à chaque nouvelle observation. Dans le cas de 2012 DA14, la précision obtenue est de plus ou moins 10 kilomètres. Ce qui est amplement suffisant pour avoir la certitude qu'il ne percutera pas la Terre.»

«Cet astéroïde a été classé 0 sur l'échelle de Turin, qui sert à classer le risque d'impact d'objets célestes avec la Terre», confirme Jean-Pierre Luminet, astrophysicien à l'Observatoire de Paris et auteur d'un livre sur le sujet (Astéroïdes : la Terre en danger). Un rang qui signifie qu'il n'y a rien à craindre pour l'instant. Mais cela n'est peut-être que partie remise.

Ce 15 février, 2012 DA14 va changer de trajectoire sous l'effet de la gravitation terrestre. Selon les astronomes, il devrait réaliser sa prochaine ellipse plus rapidement que la précédente (en dix mois au lieu de douze) et suivre un parcours quelque peu différent. Dès lors, même s'il paraît sans danger pour un certain temps, il peut subir des influences inattendues qui peuvent le rapprocher de nouveau de nous sur le long terme.

 

 

2012 DA14 n'est de loin pas le seul corps céleste à croiser l'orbite de la Terre et à pouvoir un jour entrer en collision avec elle. Les programmes se sont multipliés en conséquence depuis les années 1990 pour guetter ces dangers potentiels.

L'un des principaux acteurs de la surveillance, Donald Yeomans, directeur du bureau «Near Earth Object» du Jet Propulsion Laboratory de l'agence spatiale américaine (NASA), estime que 95% des plus gros astéroïdes (plus d'un kilomètre de diamètre) proches de la Terre ont été découverts et qu'aucun d'entre eux ne représentera de danger ces cent prochaines années. Mais les autres, de dimension moyenne ou petite (comme 2012 DA14), ont été repérés dans des proportions nettement inférieures.

La raison en est le grand nombre de ces corps célestes, bien entendu, mais aussi l'ampleur des moyens à disposition pour les détecter. Devant le danger, différents projets ont été échafaudés pour multiplier ces prochaines années les télescopes chasseurs d'astéroïdes. Et pour les déployer là où le ciel est le moins scruté, au-dessus de l'Antarctique, et là où il est le plus facile à observer, à partir de l'espace.

 

Un article de Etienne Dubuis, publié par letemps.ch et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Etienne Dubuis

Source : www.letemps.ch