La Suisse décide l'abandon progressif du nucléaire - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 28/09/2011 à 18h20 par Kannie.


LA SUISSE DÉCIDE L'ABANDON PROGRESSIF DU NUCLÉAIRE

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La Suisse décide l'abandon progressif du nucléaire

 

Le Conseil fédéral annonce que les centrales nucléaires seront arrêtées à l'issue de leur durée d'exploitation et ne seront pas remplacées. La Suisse table sur les économies d'énergie et les énergies renouvelables.

Après l'Allemagne, où la chancelière Angela Merkel a décidé la sortie du nucléaire « le plus vite possible », et l'Italie, où Silvio Berlusconi a renoncé à le relancer, l'onde de choc de Fukushima amène un troisième pays à abandonner le nucléaire.

Le Conseil fédéral suisse a annoncé ce mercredi qu'à la fin de leur durée d'exploitation, les centrales nucléaires (qui fournissent actuellement 39% de l'électricité helvétique) seront arrêtées, et qu'elles ne seront pas remplacées.

« Afin de garantir la sécurité d'approvisionnement, le Conseil fédéral table, dans le contexte de sa nouvelle stratégie énergétique 2050, sur des économies accrues (efficacité énergétique), sur le développement de la force hydraulique et des nouvelles énergies renouvelables et, au besoin, sur la production d'électricité à base de combustible fossile (installations de couplage chaleur-force, centrales à gaz à cycle combiné) ainsi que sur les importations.

Il s'agira par ailleurs de développer rapidement les réseaux d'électricité et d'intensifier la recherche énergétique. »

Les coûts croissants du nucléaire lui feront perdre ses avantages concurrentiels

Le gouvernement reconnaît que ses concitoyens veulent diminuer les risques après les accidents nucléaires japonais (la Suisse a connu des manifestations antinucléaires d'une ampleur inégalée depuis les années 1980, dont une dimanche près de la plus vielle centrale du pays). Il estime aussi que :

« Vu l'augmentation prévisible du prix de revient du courant nucléaire (nouvelles normes de sécurité, rééquipements, réévaluation de la responsabilité civile, financement plus difficile du fait de primes de risque plus importantes pour les bailleurs de capitaux), l'énergie nucléaire perdra en outre ses avantages concurrentiels sur le long terme par rapport aux énergies renouvelables. »

Pas de sortie immédiate du nucléaire, mais une extinction à mesure que les centrales nucléaires suisses arriveront en fin de vie (50 ans) : cela s'étalera selon les centrales de 2019 à 2034.

L'énergie hydraulique fournit actuellement 56% de l'électricité suisse, le nucléaire 39% et les centrales thermiques conventionnelles et autres installations 5%. Le remplacement des centrales en Europe fera grimper partout les prix de l'électricité, selon l'analyse du Conseil fédéral, et la sortie du nucléaire aura ainsi une moindre conséquence sur la compétitivité suisse.

Le coût de la transition estimé de 0,4 à 0,7% du PIB

« D'après de premiers calculs approximatifs, les coûts économiques liés à la restructuration de notre parc de production, à la construction de nouvelles installations et aux mesures visant à faire baisser la demande d'électricité représenteraient entre 0,4 et 0,7% du produit intérieur brut (PIB). »

Au passage, le gouvernement suisse estime que le passage aux énergies renouvelables aura des retombées positives pour l'économie et l'emploi : « Les petites et moyennes entreprises de tout le pays profiteront des investissements dans l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, notamment dans les régions périphériques qui recèlent un important potentiel inexploité en termes d'éolien, de solaire et de biomasse. »

Le Conseil fédéral veut « promouvoir une utilisation parcimonieuse de l'énergie en général et de l'électricité en particulier ». Avec entre autres des mesures renforcées d'efficacité énergétique comprennent des exigences minimales pour les appareils, des mécanismes de bonus-malus, des mesures de sensibilisation et d'information de la population.

La part de l'hydraulique et des autres énergies renouvelables « doit être massivement développée. A cet égard, la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC) constitue un outil prépondérant. Reste que pour couvrir la demande, il faudra également développer la production d'électricité à base de combustible fossile par le couplage chaleur-force (d'abord) et la construction de centrales à gaz à cycle combiné (ensuite). »

Recherche et projets phares

Les smart grids et la recherche énergétique sont également cités comme orientations nécessaires. De même que les projets phares :

« Les projets pilotes et de démonstration des divers secteurs et groupements industriels devront permettre de récolter des données précieuses pour l'avenir énergétique de la Suisse. A cet égard, certains domaines sont décisifs : smart buildings, smart cities, smart grids ou réseaux de chaleur à distance, qui tous contribuent à optimiser le système énergétique et, par là, à diminuer la consommation, les émissions et les coûts. »

 

Un article de Thierry Noisette, publié par smartplanet.fr

 

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Auteur : Thierry Noisette

Source : www.smartplanet.fr