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Cette actualité a été publiée le 01/09/2011 à 21h52 par Tanka.


LA STRATÉGIE CLIMATIQUE DE SEATTLE PORTE SES FRUITS

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La stratégie climatique de Seattle porte ses fruits

 
Cet article a été rédigé par un journaliste de Seattle, M. Jonathan Hiskes, qui écrit des chroniques sur les technologies propres, l'innovation environnementale et l'environnement urbain. Il est correspondant pour le Nord-Ouest Pacifique du magazine Sustainable Industries.

Il est difficile d'imaginer une pénurie d'eau à Seattle. Dans cette ville de l'État de Washington, au nord-ouest des États-Unis, bien connue pour son crachin, on peut voir le Puget Sound et des lacs d'eau douce de pratiquement toutes les collines. Deux chaines aux sommets enneigés, les Olympic Mountains et les Cascades, bordent la ville à l'est et à l'ouest.

Et pourtant, la menace de pénuries d'eau - causées par la fonte des glaciers et accélérées par le réchauffement climatique - a inspiré cette ville de 609.000 habitants à lancer un des plus ambitieux plans de protection climatique du pays. Elle a mis en route des programmes visant à diminuer le gaspillage énergétique en isolant et en modernisant les bâtiments, à réduire l'usage des voitures en construisant de nouveaux réseaux de transports en commun et à se positionner comme un foyer d'innovation et d'emplois dans l'énergie propre.

Les résultats sont évidents depuis plusieurs années : en 2008 - avec 4 ans d'avance sur la date butoir - Seattle a atteint les objectifs de réduction des gaz à effet de serre inscrits dans le Protocole de Kyoto, ramenant leurs émissions à 7 % en-dessous du niveau de 1990 fixé pour les États-Unis. Son exemple a inspiré plus de 1.000 autres villes et agglomérations du pays à adopter ce même objectif.

M. Greg Nickels, ancien maire de la ville qu'il a dirigée de 2002 à 2009, raconte que tout a commencé par la survenue de prévisions sinistres sur l'approvisionnement en eau.

" Lorsque je suis devenu maire ", déclare-t-il, " le climat n'était pas sur ma liste des choses à faire. J'ai rempli des nids-de-poule et j'ai dû faire face aux conséquences des attentats du 11 septembre en essayant de redonner du travail aux gens. "

" Je me fondais sur deux hypothèses : d'abord que le changement climatique était loin dans le futur et qu'il commencerait d'abord ailleurs, et ensuite que le gouvernement fédéral ferait quelque chose. Je m'étais trompé ".

Le maire montre la voie

Selon certaines personnes au fait de la politique urbaine, l'imminence de la menace a été révélée lors d'une réunion des principaux conseillers municipaux. Le chef des services publics de la ville a prévenu M. Nickels que la fonte des glaciers risquait de créer des pénuries d'eau beaucoup plus tôt que le public ne s'y attendait et que, dans la mesure où la plus grande partie de l'approvisionnement électrique de la ville venait de centrales hydroélectriques, les pénuries d'eau risquaient aussi de causer une crise énergétique.

À la même époque, 141 pays étaient prêts à ratifier le Protocole de Kyoto, sans les États-Unis. M. Nickels a annoncé à son personnel que Seattle allait prendre le taureau par les cornes, même si le gouvernement fédéral n'était pas prêt à le faire.

" Il s'est appuyé sur la table, nous a regardés et a déclaré : 'Nous ne visons pas assez haut' ", se souvient M. Mike Mann, ancien directeur du Bureau municipal de la durabilité et de l'environnement. Lorsque le maire a parlé de signer le Protocole de Kyoto, " les conseillers en sont restés bouche bée lorsqu'ils ont compris qu'il était tout à fait sérieux ".

Nickels a lancé l'Accord des maires américains en vue de la protection du climat afin de convaincre d'autres maires à s'engager à respecter les objectifs d'émissions des gaz à effet de serre. Plus tard, cette même année, il s'est rendu à Montréal à l'occasion de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques pour faire passer le message que de nombreux dirigeants locaux américains était prêts à prendre des mesures sur le changement climatique.

De retour à Seattle, il a dû convaincre ses administrés que le moment était venu de prendre des mesures courageuses. La plus grande partie de l'électricité de Seattle provient de centrales hydroélectriques qui ont une empreinte carbone - estimation de la quantité de dioxyde de carbone produit par une entité telle qu'une société - moindre que celle des centrales au charbon ou au gaz. Cela signifie que la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre vient des transports et donc que remplacer les déplacements en voiture par des déplacements en transports en commun était la clé de la réduction de l'empreinte carbone de la ville.

La densité : un concept nouveau pour Seattle

Nickels savait qu'il fallait des quartiers " compacts " et piétonniers pour soutenir des réseaux de bus et de systèmes légers sur rail. Or, si la ville regorge d'amoureux de la nature attirés par les montagnes et les lacs avoisinants, beaucoup d'entre eux ne voient pas le rapport entre la protection de l'environnement et les quartiers densément peuplés. Seattle est une des plus grandes villes américaines à avoir plus de maisons individuelles que d'immeubles collectifs à haute densité.

" Je ne crois pas que les citoyens aient vraiment compris l'importance des quartiers compacts et densément peuplés ", dit M. Mann, qui travaille maintenant comme consultant en durabilité écologique pour la municipalité.

Par exemple, un plan visant à construire des immeubles plus hauts à proximité d'une nouvelle station de rail léger dans le quartier de Mount Baker s'est heurté à l'opposition des résidents qui craignaient que la densité plus forte de population ne soit cause de congestion routière et n'amène une augmentation de la criminalité. " Les gens ont besoin de parcs et d'espaces ouverts pour conserver leur santé mentale " a déclaré un résident, M. Pat Murakami, au Seattle Times. " Sommes-nous censés vivre entassés comme des sardines en boite ? "
 

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Un article de M. Jonathan Hiskes, publié par Mediaterre

 

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Auteur : M. Jonathan Hiskes

Source : www.mediaterre.org

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