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Cette actualité a été publiée le 04/08/2009 à 00h24 par Phil.


LA SPA ET LES REFUGES CONFRONTÉS À LA SURPOPULATION CANINE

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La SPA et les refuges confrontés à la surpopulation canine

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Avec les abandons et la baisse des adoptions en juillet et août, les chenils et les chatteries sont saturés. La loi sur les chiens dangereux a accru les problèmes.

Les services vétérinaires veulent que tout le système d'accueil soit revu.

Cela ressemble fort à un cri d'alarme. Ou plutôt à un aboiement.

À Marseille où un rapport de la Direction départementale des services vétérinaires avait pointé les mauvaises conditions d'accueil (lire ci-dessous) mais aussi dans toute la région, les refuges gérés par la SPA et d'autres associations de défense des animaux sont saturés.

Des milliers de chiens et de chats cohabitent dans les cages des chenils et chatteries de Provence, dans les grandes villes comme en zone rurale.

L'effet cumulé des abandons avant l'été et de la baisse des adoptions en période de vacances débouche sur une véritable surpopulation canine et féline, avec des problèmes d'hygiène et de sécurité.

La loi sur les chiens dangereux a encore accru les difficultés des refuges et fourrières puisqu'ils voient arriver des animaux dont les maîtres se débarrassent et qu'ils ne parviennent pas à faire adopter.

Sans parler des problèmes avec les autres chiens et des vols commis dans les chenils par des trafiquants de chiens de combat.

Certes, comme le fait l'État, on peut aussi s'interroger sur la gestion au quotidien des refuges, sur le respect des normes et la limitation obligatoire de l'accueil des chiens.

Mais il est difficile de fustiger des associations et des bénévoles qui ne veulent pas laisser des bêtes à l'abandon. Et n'utilisent pas l'euthanasie pour faire de la place.

Service public

Il faut préciser que, souvent, la SPA assure une sorte de délégation de service public en gérant (avec des subventions) ce qui était autrefois un service municipal : la fourrière où on enfermait chiens et chats errants.

Elle est très présente pour cette tâche dans la région, même si certaines communes ont conservé, comme à Valensole, une fourrière.

Avec la succession des textes sur les chiens d'attaque, le développement de la population animale et les abandons plus fréquents que dans d'autres régions françaises, cette activité d'accueil est devenue cruciale.

Alors, comme l'explique Joëlle Feliot, responsable de la Direction départementale des services vétérinaires des Bouches-du-Rhône, on n'échappera pas à une véritable remise à plat du système.

La bonne volonté et l'amour des animaux ne suffiront pas.

Avec les communes et les services d'État, il va falloir une véritable coordination pour des solutions rapides afin de remédier à certaines conditions indignes. Mais aussi investir dans de nouveaux chenils.

D'ici là, vous pouvez toujours, en adoptant un chien ou un chat, desserrer l'étau

Philippe Larue - 03/08/2009