La sortie du nucléaire coûterait 750 milliards - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/09/2011 à 15h46 par Mich.


LA SORTIE DU NUCLÉAIRE COÛTERAIT 750 MILLIARDS

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La sortie du nucléaire coûterait 750 milliards

 

Le rapport de la commission baptisée Énergie 2050, remis au début d'année prochaine, permettra de statuer sur les conséquences financières exactes de l'évolution du paysage énergétique.

Sortir du nucléaire est un choix politique. Mais quel est son prix? Quatre mois après sa décision radicale, l'Allemagne, dont l'atome produit aujourd'hui 25% de l'électricité, a fait ses premiers calculs: la KfW, l'équivalent allemand de la Caisse des dépôts, estime la facture à près de 250 milliards d'euros.

Un chiffre qui prend en compte plusieurs éléments: les investissements nécessaires à la réalisation de nouvelles capacités de production pour pallier la disparition de l'atome, le recours accru aux énergies renouvelables -dont le développement est largement subventionné-, l'augmentation des importations d'électricité, le démantèlement des installations existantes...

À l'arrivée, c'est tout un paysage énergétique qui change: «A titre indicatif, à puissance installée égale, un parc éolien produit presque quatre fois moins d'électricité qu'un site nucléaire», note l'expert Lionel Taccoen.

En France, six mois après Fukushima, c'est le début de la campagne présidentielle qui relance le débat. Candidate à la primaire socialiste, Martine Aubry envisage ce scénario à l'horizon de vingt ou trente ans. De son côté, François Hollande n'entend pas abolir l'atome mais diminuer sa part dans le «mix» énergétique français à 50% d'ici à 2025, contre près de 80 % actuellement.

Chez les Verts, Eva Joly envisage purement et simplement de substituer des éoliennes à l'ensemble des centrales nucléaires. Aucun des trois n'a cependant à ce stade chiffré l'option qu'il défend.

Ordres de grandeur

Bernard Bigot, le patron du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), ne donne pas non plus de chiffre dans son entretien au Figaro. Mais la comparaison avec l'Allemagne sur laquelle il s'appuie permet d'envisager des ordres de grandeur qui donnent le vertige: au moins 750 milliards d'euros, si l'on se contente de tripler la facture allemande pour respecter la proportion des parcs nucléaires de chaque pays.

En fait, ce pourrait être beaucoup plus encore, puisque la France est aujourd'hui trois fois plus dépendante de l'atome que son voisin. Les conséquences, à la fois pour les finances publiques et pour la facture du consommateur sont incalculables...

Début septembre, le gouvernement, par l'intermédiaire du ministre de l'Industrie Éric Besson, a nommé une commission baptisée Énergie 2050, chargée d'évaluer l'ensemble des scénarios envisageables. Son rapport, qui doit être remis au début de l'année prochaine, permettra de statuer plus officiellement sur les conséquences financières de l'évolution du paysage énergétique.

Les entreprises concernées ont aussi commencé à travailler. Avant l'été, Areva a confié au cabinet PricewaterhouseCoopers une étude sur «le poids socio-économique de l'électronucléaire en France».

La place significative que cette industrie occupe dans l'économie nationale est mise en exergue: 125.000 emplois directs (4% de l'emploi industriel) et 410.000 emplois au total (directs et indirects), 450 entreprises spécialisées et 12,3 milliards d'euros de valeur ajoutée, soit 0,71% de la contribution au PIB. Un poids qui pèsera lui aussi dans la balance à l'heure des choix.

 

Un article de Frédéric De Monicault, publié par lefigaro.fr

 

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Auteur : Frédéric De Monicault

Source : www.lefigaro.fr