La sécheresse menace déjà - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 27/03/2011 à 13h13 par Tanka.


LA SÉCHERESSE MENACE DÉJÀ

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
La sécheresse menace déjà

 
Des particuliers aux industriels, en passant par les collectivités locales et les agriculteurs, les Aveyronnais sont désormais invités à économiser l'eau. Les pouvoirs publics ont en effet jugé bon de tirer la sonnette d'alarme afin « d'anticiper une éventuelle situation de pénurie ». Dans ce département, le premier à s'inquiéter officiellement d'une situation qui pourrait rapidement toucher une grande partie du pays, il n'a pas plu de manière significative depuis le mois de... novembre 2010.

Le déficit global de précipitations est tel qu'il a précocement tari l'ensemble des cours d'eau. Résultat : les débits constatés sont comparables à ceux d'un mois de juin! On frôle partout les minima historiques alors que la période hivernale permet habituellement de recharger les nappes phréatiques avant d'attaquer les saisons plus sèches.

Le mois dernier, signe précurseur, la Garonne avait enregistré, à Toulouse (Haute-Garonne) cette fois, un creux de débit digne d'un mois d'août. Du jamais-vu en quarante-deux ans! Depuis, le débit du fleuve est revenu à la normale grâce à de salutaires précipitations fin février, mais la situation interpelle les organismes chargés de surveiller les cours d'eau. « Ce record d'étiage aussi précoce, sur un fleuve qui fait vivre plus de deux millions d'habitants, doit nous conduire à la plus grande vigilance dans les semaines et les mois à venir », prévient Bernard Leroy, chargé de mission au syndicat mixte d'études et d'aménagement de la Garonne (Sméag).

En Bretagne, en Normandie, dans le Centre, en Ile-de-France, dans le nord de la vallée du Rhône ou le sud de l'Alsace, on commence à guetter le ciel avec impatience. Même si la pluie s'invite sur l'Hexagone jusqu'à jeudi, « elle ne suffira pas à compenser le déficit pluviométrique constaté depuis trois mois.

Il ne faudrait pas que ça dure encore trop longtemps », note Jérôme Lecou, ingénieur prévisionniste à Météo France. A Paris, les fameuses « giboulées » de mars ont fait faux bond, puisqu'il n'est tombé que 11% de ce qui arrose habituellement la capitale. A la pointe du Raz (Finistère), d'ordinaire bien trempée, c'est 2%! Seule exception : la Côte d'Azur, d'ordinaire au sec, a connu un hiver très mouillé, assez pour ne pas trop tirer la langue cet été.

Pour l'instant, les signes précoces de sécheresse ne sautent pas aux yeux, même si les sols commencent à se craqueler et les céréales à jaunir dans les champs. « Ce n'est pas encore péril en la demeure, mais s'il ne pleut pas d'ici quinze jours, ça va devenir compliqué », estime Michel Masson, vice-président de la FNSEA, le principal syndicat agricole. « Il faudra sortir les machines à arroser en puisant dans les nappes phréatiques. Et en juin, on n'aura peut-être plus assez d'eau en réserve... »

 

Nous aider

Lance-toi! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage!

Le site étrange qui dérange même les anges!

 





Auteur : Le Parisien

Source : www.leparisien.fr

  • Mots clés déclenchant une recherche interne :  
  • sécheresse