La santé et l'écologie : la réduction de 30% des émissions de GES - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 30/09/2010 à 21h02 par Tanka.


LA SANTÉ ET L'ÉCOLOGIE : LA RÉDUCTION DE 30% DES ÉMISSIONS DE GES

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La santé et l'écologie : la réduction de 30% des émissions de GES

Ce rapport présente de nouvelles preuves sur comment un objectif plus ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l'Union Européenne, dans le cadre de la politique de lutte contre les changements climatiques, aurait des impacts positifs en terme de santé pour les Etats Membres et les citoyens européens.

Les bénéfices pour la santé qui résultent de la mise en place d'une politique climatique sont dus, en parallèle à la diminution des émissions, à une réduction de certains polluants atmosphériques (particules fines, oxydes d'azote et dioxyde de souffre associés à la production d'énergie et aux transports).

En conséquence, la qualité de l'air est plus saine et l'impact des maladies respiratoires et cardiaques, liées à l'exposition à la pollution de l'air, chutent. Comme ces problèmes contribuent grandement à la morbidité et à la mortalité en Europe, l'impact de cette politique est significatif à la fois pour la santé des populations et pour les budgets de santé publique.

Le rapport arrive à point nommé puisqu'il coïncide avec les récentes discutions des Etats Membres concernant la politique climatique. L'Union Européenne a actuellement un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 20%. Plusieurs pays défendent un passage à un objectif de 30% et les discussions sur les moyens d'y parvenir seront probablement menées soit lors de la réunion du Conseil de l'Environnement le 14 octobre, soit même lors des réunions des Conseils des Chefs d'Etat et Gouvernement du 28-29 octobre.

L'Union Européenne se prépare également pour les négociations internationales sur le changement climatique à Cancùn au Mexique en Décembre 2010.

Quels sont les résultats de ce rapport ?

Le rapport quantifie les bénéfices pour la santé d'un air plus propre associé à un passage à un objectif de réduction de 30%. Les calculs sont faits à la fois pour l'hypothèse 30% « avec flexibilité », qui est ce que la Commission Européenne appelle 30%, et pour l'objectif plus ambitieux de 30% interne, qui n'autorise pas la compensation dans des pays tiers. Ce dernier assurerait des bénéfices pour la santé en Europe considérablement plus importants.

Le rapport :

- Calcule les économies dans l'Union Européenne liées à la mauvaise santé et aux pertes de vies humaines
- Fournit les tous premiers chiffres en termes de gains pour la santé publique pour les Etats Membres, dont notamment des données détaillés pour huit pays (Belgique, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Espagne et Royaume Uni)
- Compare les bénéfices en terme de santé avec le coût pour atteinte l'objectif de 30%
- Démontre qu'une action immédiate produirait d'avantage de bénéfices que si on tarde à agir

Les résultats en chiffres

Economies de coûts de santé pour l'Union Européenne : Si l'Union Européenne montre son leadership en augmentant son objectif actuel d'une réduction de 20% de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 (par rapport à 1990) à un objectif de réduction domestique de 30%, les bénéfices additionnels totaliseront jusqu'à 30,5 milliards d'euros par an d'ici 2020 (comme résultat de l'engagement pour un effort supplémentaire d'atténuation). (Notre analyse suit l'approche de la Commission Européenne pour l'estimation des coûts et bénéfices en termes de santé « par année en 2020 »).

Dans sa Communication de Mai 2010, la Commission Européenne estime les bénéfices pour la santé publique allant jusqu'à 16.7 milliards d'euros. Ces chiffres ne relatent que les pertes de vie associées à l'exposition à la qualité de l'air. L'estimation de l'étude est largement plus élevée car elle prend en compte la morbidité tout comme la mortalité.

Les coûts additionnels estimés dans l'étude sont liées aux cas de bronchites chroniques, aux admissions dans les hôpitaux pour des problèmes cardiaques et respiratoires, aux jours d'activité réduite à cause d'une mauvaise qualité de l'air, aux les consultations pour l'asthme et symptômes respiratoires et aux jours de prise de médicaments respiratoires tant par les adultes et que par les enfants. (Voir tableau 2, partie technique du rapport).

Si l'Union Européenne passait à un objectif de 30% interne, les économies de 30,5 milliards d'euros réalisées en 2020 pour le secteur de la santé publique viendraient s'additionner aux bénéfices pour la santé anticipés en association avec l'objectif actuel de 20% de réduction d'émission, estimés à 52 milliards d'euros par an en 2020.

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SOS-planete





Auteur : econo-ecolo.org

Source : econo-ecolo.org