La Russie va se doter de nouveaux missiles nucléaires - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 25/12/2009 à 16h36 par Michel WALTER.


LA RUSSIE VA SE DOTER DE NOUVEAUX MISSILES NUCLÉAIRES

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La Russie va se doter de nouveaux missiles nucléaires

Information transmise par le Mich

La Russie va mettre au point une nouvelle génération d'armes nucléaires afin de renforcer sa force de dissuasion, a déclaré le président Dmitri Medvedev peu après un tir expérimental de missile balistique.

Le dirigeant russe a noté que Moscou et Washington étaient en passe de conclure un accord clé sur la réduction des arsenaux nucléaires de la guerre froide, mais que la Russie n'en continuerait pas moins de travailler à de nouvelles armes stratégiques d'attaque.

“Bien sûr, nous mettrons au point de nouveaux systèmes, notamment des systèmes de livraison, c'est-à-dire des missiles”, a dit le président russe aux directeurs des trois principales chaînes de télévision publiques russes.

Medvedev a dit que les Etats-Unis et la Russie s'étaient entendus sur la plupart des points à régler pour l'accord qui doit remplacer le Traité de réduction des armes stratégiques (Start I) de 1991, qui s'est traduit par la plus forte élimination d'armes nucléaires jamais réalisée.

“En dépit du fait que nous préparerons et signerons ce traité, nous développerons aussi nos forces stratégiques offensives, car sans cela il n'y a aucun moyen de défendre notre pays”, a affirmé Medvedev.

Un peu plus tôt, les autorités militaires avaient dit avoir testé avec succès un missile balistique intercontinental RS-20V dans le cadre d'un programme visant à prolonger la durée opérationnelle de l'arsenal nucléaire de l'époque soviétique.

Ce missile de 22 tonnes a atteint un objectif situé sur la péninsule du Kamtchatka, sur la côte Pacifique, précise un communiqué des Forces stratégiques russes.

Medvedev a dit que les nouveaux missiles seraient mis au point en pleine conformité avec les accords sur le désarmement conclus avec les Etats-Unis.

“RELATION SPÉCIALE” ET “LIMITATIONS”

Le chef du Kremlin a estimé que l'idéal d'un monde dénucléarisé évoqué par le président Barack Obama était “beau et juste” mais qu'il exigerait du temps.

Medvedev a dit par ailleurs qu'il entretenait une “relation spéciale” avec le Premier ministre Vladimir Poutine, en qui beaucoup de Russes voient le principal dirigeant du pays, mais il a laissé paraître un soupçon de mélancolie en parlant de liberté restreinte en réponse à une question sur son rôle.

“C'est une simple question (...) de liberté et de temps disponible”, a dit Medvedev, qui parviendra en mai au milieu de son mandat présidentiel après deux ans de spéculation sur le retour possible de Poutine à la magistrature suprême:

“La vie de la première personne, des principaux dirigeants, est un ensemble de limitations, et le plus triste est qu'on ne les éprouve qu'au moment où l'on entame cette tâche.”

L'interview, qui a duré une heure et 21 minutes, contrastait avec la séance de questions-réponses de quatre heures à laquelle Poutine s'était livré en toute confiance le 3 décembre. Le Premier ministre y avait exclu de quitter la vie politique et laissé entendre qu'il pourrait briguer la présidence en 2012.

Poutine a dirigé le Kremlin durant le plus long “boom” économique qu'ait connu la Russie, mais celle-ci a ensuite été frappée de plein fouet par la crise environ six mois après la fin de sa présidence en mai 2008.

Medvedev a dit que la crise avait mis en évidence la vulnérabilité de l'économie russe, dont il a noté qu'elle s'était contractée d'au moins 8,7% en 2009, soit le plus mauvais résultat enregistré depuis quatorze ans.

“La sortie de crise sera assez lente”, a déclaré le président russe, ajoutant que la croissance pourrait atteindre de 2,5% à cinq pour cent en 2010. “Notre système économique reste fondé sur le marché de l'énergie, a-t-il dit. Sans modernisation, notre économie n'a pas d'avenir bien qu'elle s'appuie sur d'immenses richesses naturelles.”

Pour en savoir plus sur la situation planétaire